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Comme les douze lunaisons de chaque année sont alternativement de 29 et de 3o jours, on met, de 2 en 2 mois lunaires, deux épactes à un même jour; ces épactes sont XXV et XXIV; elles se placent au 5 février, au 5 avril, au 3 juin, au i*'' août, au 29 septembre et au 27 novembre. Par ce moyen, les 3o épactes ne répondent qu'à 29 jours dans les six mois que nous venons de nommer.
Il nous reste, pour compléter ces notions relatives aux épactes, à déterminer ce nombre pour une année proposée. Ce problème est bien facile à résoudre lorsque Ton connaît Tépacte de Tannée précédente, car il suffit simplement d'ajouter 11 à cette dernière, et, si la somme n'excède pas 3o, elle est Tépacte cherchée ; si elle excède 3o, on en retranche ce nombre, et le reste est Tépacte. Par
(•) Il est presque superflu de faire remarquer ici que les NX, PL, etc., obtenues par ce moyen ne sont qu'approchées, et qu'elles différent des phases lunaires astronomiguesj c'est-à-dire de celles que l'on observe et que l'on donne dans les ÉphémérideSy de i, 3 et même 3 jours, ce qui tient à ce que, dans le calcul des épactes, on suppose à la Lune des mouTements moyens, ce qui n'a pas lieu en réalité. Mais, dans les calculs qui se rapportent au calendrier, l'usage des épactes est moins de déterminer les époques des phases que de faire connaître la date à laquelle doit se célébrer la fétc de Pâques, et pour cet objet les nouTellcs lunes déterminées à l'aide des épactes sont suffisamment exactes.
SoccHo:<. — Astr.prat. 6
Sa DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE I.
exemple, en 1877, Tépacte étant i5, celle de 1878 sera i5 -f- 11 ou 26.
Pour trouver Tépacte d'une année quelconque à partir de 1800, on peut faire usage de la formule suivante, dans laquelle E est
répacte cherchée, N le nombre d'or et R ( ^) le reste de la di>ision de deux nombres a et 6.
Par exemple, en 1877, le nombre d'or étant 16, on a
en négligeant les fractions. Cette formule peut s'appliquer, sans correction, depuis 1800 jusqu'à 1900.