XXX INTRODUCTION H18T0BIQUE
furent publiées sous les auspices et aux frais du Bureau des Longitudes de France (*) et parurent en même temps que celles du Soleil de Dalambrc dans la première partie du Recueil , publia* en 1806 par celte célèbre institution, sous le titre de Tables asironomiques,
LesTables de Bùrg furent suivies de cellesdeBurckhardt, publiées en 1812. Ces dernières n'étaient pas précisément des Tables nouvelles, mais des Tables de Biirg présentées sous une forme plus commode pK>ur les applications et rectifiées par la comparaison avec un grand nombre d'observations récentes. Déjà Schuize, de Berlin, et, après lui, un savant géomètre italien, Carlini, avaient senti la nécessité qu'il v aurait à refondre les Tables lunaires pour ramener toutes les équations qu'elles renferment à ne dépendre que des arguments moyens. Burckhardt s'attacha à cette idée et. après avoir donné à ses Tables la disposition que celte transformation des arguments exigeait, il les compara à toutes les observations que Biirg avait réduites et à un grand nombre d'autres plus récentes, et parvint ainsi à déterminer à la fois, et les corrections des éléments employés par Biirg, et les coedicients des nouvelles équations que les observations lui indiquaient comme sensibles. Ces Tables de Burckliardt furent adoptées par le Bureau des Longitudes en 1816^ et servirent, à partir de 1817, aux calculs de la Connaissance des Temps et des autres Éphémérides (2).
(') Delambrc, qui avait été charjjé par le Bureau de vérifier les Taliles de BOrp cl d'en mirveilJer l'impression, dut leur faire subir quelques rliangenieiits, afin de les présenter en la mèoïc forme que les Table» du Soleil : il rendit additives toutes les équations pour la eommodité et la sûreté des calculs et étendit aux ilizaines de minutes les Tables de Téquation du centre et de la latitude que HUr^ n*avait dotuiées que de degré en degré. En outre, il cban;;ea la disp<»9ition des Tables du mouvemejit horaire, que leur auteur avait calculées, d'aprt-s les formules données dans la Connaissance des Temps de l'an l\ et ajouta quelques Tables subsidiaires, destinées à faciliter le calcul des observations de la Lune. Aucun des coefficients de Bttrg ne fat changé, mais on rendit la longitude moyenne \'' plus faible que BUrg ne l'avait faite, en avertissant toutefois les astrononurs de cette correction, afin qu'ils pussent l'adopter ou la rejeter suivant qu'ils le jugeraient convenable.
(') \vant de les adopter et de les snbstituer à celles de BUrg, le Bureau des Longitudes voulut connaître leur degré relatif de précÎMon, et chargea une Commission composée de Laplace, Delambre, Poisson et Arapo de les examiner et d'en faire un rap(H>rt. Cette ('commission décida que l'on comparerait concurremment les Tables de Buckhardl et celles de BOrg à un grand nombre d*obscr>'ati<ms ré-