‹ Traité d'astronomie pratique, comprenant l'exposition du calcul des éphémérides astronomiques et nautiques, d'après les méthodes en usage dans la composition de la Connaissance des tempe et du Nautical almanac, avec une introduction historique et de nombreuses notesChapitre 21 sur 194 · PREMIERE SECTION. XL · texte numérisé non relu

PREMIERE SECTION. XL

les observations anciennes de Flamsleed, Mayer, Bradiey et Le Monnieravec celles plus récentes, les premières se trouvaient suffisamment représentées , tandis que les secondes ne Tétaient qu'imparfaitement; et que, si, au contraire, on voulait s'astreindre à représenter les observations modernes, les anciennes étaient en désaccord manifeste avec les Tables. Forcé de se décider entre ces deux partis, Bouvard s'en tint au second, comme étant celui qui lui présentait plus d'avantages, et laissa, comme il le dit lui-même dans l'Introduction à ses Tables, a aux temps à venir le soin de faire connaître si la difficulté de concilier les deux svstèmes tenait réellement à l'inexactitude des observations anciennes ou si elle dépendait de quelque action étrangère et inaperçue qui aurait agi sur la planète ». La découverte de Neptune par Adam et Le Verrier en 1846 est venue, comme on sait, donner raison à cette dernière hypothèse.

Les Tables de Bouvard furent refaites par son neveu Eugène Bouvard, et présentées à l'Institut dans le mois de septembre i845; mais elles ne furent pas publiées. Quoique de beaucoup préférables aux anciennes, ces nouvelles Tables étaient loin, comme on le pense bien, de présenter un accord satisfaisant avec Tobservation. La nature des erreurs qu'elles renfermaient confirmèrent E. Bouvard dans l'opinion émise par son oncle, à savoir qu'il devait exister au delà de l'orbite d'Uranus une planète dont Taction perturbatrice était la cause des anomalies singulières observées dans le mouvement de cet astre. Ces erreurs présentaient en effet une périodicité tout à fait analogue à celle que Ton observe dans la théorie de Saturne lorsqu'on suppose Uranus inconnu. Les nouvelles Tables corrigées de Bouvard furent adoptées par le Bureau des Longitudes, en 1846 et servirent, à partir de cette époque, aux calculs de la Connaissance des Temps,

Nous allons maintenant revenir aux Tables du mouvement apparent du Soleil, qui ont été construites durant la période que nous venons de considérer. Tables dont nous avons déjà cité les premiers essais au début de la présente Notice.

En s'appuyant sur les recherches de d'Alembert, d'Euler et de Clairaut, nous avons dit que La Caille était parvenu à construire des Tables solaires qui, perfectionnées par Mayer, jouirent pendant longtemps de l'estime des astronomes. Ces

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