‹ Traité d'astronomie pratique, comprenant l'exposition du calcul des éphémérides astronomiques et nautiques, d'après les méthodes en usage dans la composition de la Connaissance des tempe et du Nautical almanac, avec une introduction historique et de nombreuses notesChapitre 22 sur 194 · XLII INTRODUCTION HISTORIQUE · texte numérisé non relu

XLII INTRODUCTION HISTORIQUE

Tables, assez peu précises (l'erreur s'élevait parfois à So"), furent remplacées en 1 790 par celles que Delambre publia dans la troisième édition de Y Astronomie de Lalande et qu'il corrigea un peu plus tard à l'aide de nouvelles données de l'observation. C'est par la comparaison de près de i5oo observations, tant de Bradley que de Maskelyne et de Bouvard, que Delambn» parvint à déterminer les corrections dont ses premières Tables avaient encore besoin. Les époques de 1702 et de 1802 qu'il déduisit des observations de Bradley, au nombre de 720 et de quatre équinoxes déterminés chacun par près de 3oo observations, lui servirent à fixer le mouvement séculaire moyen qu'il trouva égal à o®45'45"> c'est-à-dire moindre de iS^'que celui employé dans ses premières Tables. 11 diminua pareillement de iS'^le mouvement séculaire des équinoxes, de i"^'j la longitude moyenne et de 3" celle du périgée. Quant à l'équation du centre il la trouva à fort peu près la même que celle adoptée dans les premières Tables. Delambre déduisit encore des mêmes observations les confections à appliquer aux coefficients des principales inégalités résultant des actions de Vénus, Mars et la Lune, et détermina par ce moyen une valeur plus approchée de la masse de ces corps, qu'il trouva respectivement égale à

Avant Delambre, les astronomes qui avaient entrepris d<* réduire en Tables le mouvement apparent du Soleil supposaient que ce mouvement s'elTectue exactement dans le plan de Técliptique. ParTeflet des perturbations planétaires et lunaires, le Soleil s'écarte de part et d'autre de ce plan de quantités très petites, à la vérité, mais auxquelles il est indispensable d'avoir égard, lorsqu'on veut comparer aux Tables solaires les observations de nos jours si précises. Delambre tient compte de ces effets et donne, dans une Table particulière, la Table XXXI, les termes provenant des diverses inégalités que les actions combinées de Jupiter, Vénus et la Terre introduisent dans le mouvement en latitude du Soleil ('). Il calcule ensuite les changements qui peuvent en

(') Ces incgalitcs, au nombre de quatre, ilonocot une somme qui peut s'élever,

PREMIÂRE SECTION. XLIII

résulter dans rascenslon droite et la déclinaison et trouve des corrections dont la plus grande n'excède pas o'',4o pour l'ascension droite, et i'' pour la déclinaison. Ces nouvelles Tables du Soleil, par Delambre, ne parurent qu'en 1806 dans le Recueil des Tables astronomiques publiées par le Bureau des Longitudes; mais, dès le commencement de i8o3, elles étaient achevées et adoptées par le Bureau. L'impression en avait été suspendue pour attendre de Maskelyne des éclaircissements qui lui avaient été demandés sur une correction de 3", 8 qu'il avait faite à l'ascension droite de a de l'Aigle, et, par suite, à toutes les autre<^ positions de son Catalogue.

En 18 16, les Tables solaires de Delambre furent comparées à un grand nombre d'observations de Maskelyne et le résultat de cette comparaison fut que ces Tables avaient encore besoin de notables corrections. M. Airy, en 1827, était parvenu à la même conclusion en comparant à un grand nombre d'observations faites à Greenwich les lieux solaires déduits des Tables de Delambre. En outre, ce savant astronome avait signalé l'existence d'une inégalité à longue période dépendante des cinquièmes puissances des excentricités et des inclinaisons, inégalité que l'action de Vénus sur la Terre introduit dans le mouvement apparent du Soleil (*). La

dans certains cas, à plus d'une seconde. La plus considérable est celle qui dépend de la longitude de la Lune; elle a pour expression

-i- o',68 sin (C — t),

C étant la longitude de la Lune vue du centre de la Terre et 1 celle de son nœuil ascendant.

Les autres inégalités ont des coefficients beaucoup plus faibles: en voici les. expressions, d'après La place,

— o", iisin(2r— /'— t'),

-o',24sin(4/'-3/'-T'),

-o%i6sin(2/"v-r-T").

/', r, /«▼ sont les longitudes moyennes de Vénus, la Terre et Jupiter, et t', t* celle:» des nœuds ascendants des orbites de Vénus et Jupiter.

C'est d'après ces formules que la Table XXXI a été composée : leur somme fait connaître la latitude Xq du Soleil.

(*) Cette inégalité, dont la période est de 240 ans environ, dépend de 'angle \Zn' t — 8n< et a pour expression, d'après M. Airy,

-+-a%o6sin(8/'— i3r4-46o4V34''),

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