PREMIERE SECTION. LUI
long et dîdficultueux. Le Verrier emploie pour les déterminer la même méthode que dans le cas de Jupiter et Saturne, et, comme pour ces dernières planètes, il développe les expressions analytiques de toutes les inégalités en fonction d^ndéterminées, afîn de rendre ses résultats applicables à une époque quelconque. Les théories d'Uranus et de Neptune et les déterminations qui leur ont servi de base font l'objet des Chapitres XXIV, XXV, XXVI et XXVII des Recherches astronomiques ; et les Tables générales qui en ont été déduites forment la matière des Chapitres XXVIII, XXIX et composent les Tomes XIII et XIV des Annales.
Il nous reste, pour compléter l'historique que nous venons de faire des Tables planétaires, à dire encore quelques mois des recherches récentes de MM. Newcomb et Kowalski sur les orbites des planètes Uranus et Neptune, recherches qui ont conduit, les premières surtout, à des Tables très exactes du mouvement de ces astres.
C'est en i865 que Newcomb a publié le résultat de ses recherches sur la planète Neptune. Les Tables générales que ce savant astronome en a déduites sont fondées sur l'ensemble des observations faites à Greenwich, Cambridge, Paris, Hambourg et Albany, ainsi que sur deux observations anciennes de la planète, faites à Paris les 8 et lo mai lypS ('). Les écarts constatés entre la théorie et l'observation sont très faibles et ne permettent pas de supposer qu'il existe au delà de Neptune une cause de perburbation dont l'effet soit appréciable. Ces écarts pour la longitude varient, en effet, de — o'',o5à -+- o'', 22 et se succèdent d'après une loi assez régulière. Les Tables de Neptune et la théorie qui leur sert de base ont paru dans les Mémoires de l'Institution Smithsonienne [Smithsonian contribution to Knowledge, t. XV), et ont été éditées aux frais de cette Société savante. Elles ont été employées, à partir de 1871, dans les calculs de la Connaissance des Temps et des autres Lphémérides.
Les Tables d'Uranus, qui ont suivi en 1878 celles de Neptune,
( * ) C'est comme étoile de 7*-8* grandeur que Neptune fut observée à cette époque. La première observation est rapportée par Mauvais dans les Comptes rendus des géances de l'Académie des Sciences de Paris, t. XXIV, p. 667. La seconde, consignée dans VHistoire célestey est désignée dans le Catalogue publié en 17/17 par Francis Bailly, sous le n* 2G266.