PREMIERE SECTION. LVII
in Jove a Mediceis syderibus effectiis ciim eariim solutione ,- et, peu de temps après, il donnait, dans ses Œuvres astronomiques, publiées à Rome en 1666, ses Tabulœ mediceorum syderum, les premières qui aient eu assez d'exactitude pour soutenir la comparaison avec les observations. Les Epliéméridcs que Cassini en déduisit en 1668, et qu'il publia à Bologne, furent trouvées si exactes par les astronomes français, et notamment par Picard, que c'est au rapport de celui-ci à Colbert que Cassini dut d'être appelé en France et d'y recevoir les honneurs les plus distingués. Malgré les travaux de toute sorte qui l'occupèrent à son arrivée, Cassini ne cessa d'observer avec assiduité les satellites de Jupiter et de perfectionner leur théorie. En 1693, il fît paraître de nouvelles Tables de ces astres beaucoup plus parfaites que ne l'étaient celles de 1668, et reformées sur les observations qu'il avait faites depuis 1669. Ces Tables, qui contribuèrent beaucoup, à cette époque, au perfectionnement de la Géographie, furent publiées à Paris sous le titre de Hypothèses et Tables des satellites de Jupiter reformées sur de nouvelles observations; elles étaient assez exactes pour donner les configurations et les éclipses à la minute, et souvent même à quelques secondes près.
Une chose à laquelle Cassini dut tout d'abord s'attacher dans la construction de ses Tables, ce fut de déterminer les temps des révolutions périodiques ou les retours des satellites au même point de leurs orbites. Par la mesure du temps écoulé entre la disparition d'un satellite et la disparition suivante, Cassini en conclut que ces révolutions périodiques étaient, pour le premier satellite, de iJ|8''29™, pour le second de 3Ji3'' 49"» pour le troisième de 7^4*'o°* et pour le quatrième de i6Ji8^'5". Mais il s'aperçut bientôt que ces révolutions n'étaient pas toujours d'égale durée, et qu'elles étaient tantôt plus longues ou tantôt plus courtes, circonstance qui tient à l'irrégularité du mouvement de Jupiter dans son orbite, comme il est aisé de s'en convaincre. En effet, pendant que le satellite parcourt son orbe, la planète décrit le sien d'un mouvement inégal, et lorsque le satellite a accompli sa révolution, l'ombre projetée par Jupiter a avancé ou reculé, en sorte que le satellite, pour atteindre l'ombre de la planète, doit encore parcourir un ^rc égal à celui que Jupiter a décrit dans son orbite. Celte inégalité qui affecte les retours des satellites à leur conjonction et les S0CCH05. — Astr, prat, e