‹ Traité d'astronomie pratique, comprenant l'exposition du calcul des éphémérides astronomiques et nautiques, d'après les méthodes en usage dans la composition de la Connaissance des tempe et du Nautical almanac, avec une introduction historique et de nombreuses notesChapitre 47 sur 194 · PREMIÈRE SECTION. LXXIII · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SECTION. LXXIII

bile de la planète. Enfin Laplace montre que les nœuds des orbites des trois derniers satellites ont un mouvement rétrograde sur leurs plans fixes , dont la période est pour le second satellite de 29*°*,9i42, pour le troisième de i4i*°%739 et pour le quatrième de 53 1 ans.

Les observations n'ont point fait connaître d^excentricité appréciable dans les orbites des deux premiers satellites; mais celles du troisième et du quatrième en oflrentde fort sensibles. L'excentricité du quatrième est la plus considérable; elle se communique aux trois autres, mais plus faiblement cependant aux deux premiers qu'au troisième, à cause de leur éloignement. Cette excentricité de Torbe du quatrième satellite, en se combinant avec celle du troisième, produit dans le mouvement de ce dernier satellite une double équation du centre qui a longtemps embarrassé les astronomes. Laplace est le premier qui en ait reconnu la cause et qui en ait bien distingué les effets. La première de ces équations est propre à l'orbite du troisième satellite et dépend de la distance de ce satellite à son abside; la seconde est produite par le quatrième satellite et se rapporte à Tabside même de ce dernier corps. En 1684 ces deux équations du centre étaient de même signe et formaient une somme égale à — 6™5i*; elles se retranchaient en 1773 et donnaient une seule équation du centre égale à i'"57*. Wargentin avait essayé, comme nous l'avons dit, de représenter cette double variation à l'aide de deux équations parliculières dont il avait fixé les périodes à I2*°*y et i3*°*' ; mais, n'ayant pas rapporté l'une d'elles à l'abside du quatrième satellite, il ne put déterminer assez exactement la grandeur de ces inégalités et se vil forcé dans la suite de les abandonner. Il leur substitua alors une équation du centre variable, avec une période de i3*°* et dont il détermina les variations à Taide des observations du troisième satellite, ce qui le conduisit à des résultats peu différents de ceux obtenus par Laplace dans ses recherches de 1784. On voit en effet, dans les Mémoires de V Académie des Sciences pour 1787, que cette équation du centre variable, que Wargentin avait formée empiriquement, était de 7°o* de 1668 à 1720 et de 2™3o* de 1754 à 1781.

Les trois premiers satellites sont assujettis à des rapports remarquables, qui ont une grande influence sur leur mouvement. Les SoccHON. — Astr, prat. f

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