‹ Traité d'astronomie pratique, comprenant l'exposition du calcul des éphémérides astronomiques et nautiques, d'après les méthodes en usage dans la composition de la Connaissance des tempe et du Nautical almanac, avec une introduction historique et de nombreuses notesChapitre 53 sur 194 · PREMIERE SECTION. LXXXI · texte numérisé non relu

PREMIERE SECTION. LXXXI

Tables de M. Fold, un peu modifiées par les corrections empruntées au travail de M. x\dams. Quant à la Connaissance des Temps^ elle fait usage depuis 1880 des Tables manuscrites I et III quu M. Lœwy a fait construire, d'après les données mêmes de Damoiseau et sans rien changer à sa théorie.

La durée des Tables de Damoiseau étant limitée à Tannée 1880. l'Académie des Sciences de Paris a mis, dès 1872, cette question au concours et en a fait le sujet d'un prix qui jusqu'ici n'a pu être décerné. Voici quelles sont les conditions du concours : « Revoir la théorie des satellites de Jupiter; discuter les observations et en déduire les constantes qu'elle renferme et particulièrement celle qui fournit une détermination de la vitesse de la lumière; enfin construire des Tables particulières pour chaque satellite. »

Catalogues d'étoiles.

Le plus ancien Catalogue d'étoiles que nous possédions est celui qui nous a été conservé par Ptolémée, au Livre VIII de VAlmageste; il renferme les longitudes et latitudes de 1022 étoiles exprimées en degrés et parties de degré et se rapporte à l'an 1 87 de notre ère. Bien que Ptolémée assure positivement avoir recommencé toutes les observations d'Hipparquc, il paraît certain aujourd'hui qu^il n^a fait que réduire à son époque le Catalogue de ce dernier, dressé 267 ans avant lui, en ajoutant i^^o à toutes les longitudes pour tenir compte de l'effet de la précession (*). Cette quantité, qui suppose un mouvement des équinoxes égal à 36'' par an, étant trop faible de 1^2' environ (la précession à l'époque de Ptolémée était à peu près de 5o''), il s'est trouvé que les longitudes de Ptolémée se rapportent non pas à Tan 187, mais bien à l'an 63 de notre ère.

783 ans après Ptolémée, un astronome arabe, du nom d'Albaté-

(') Flamsteed, Halley et surtout Dclambre et Biot ont donné de ce fait des raisons bien probantes. (Voyez^ pour Delambre, le Chapitre VII de son Histoire de l'Astronomie ancienne et, pour Biot, le Mémoire qu'il a publié dans le Journal des taçants, année 1847, p. io6.)

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