‹ Traité d'astronomie pratique, comprenant l'exposition du calcul des éphémérides astronomiques et nautiques, d'après les méthodes en usage dans la composition de la Connaissance des tempe et du Nautical almanac, avec une introduction historique et de nombreuses notesChapitre 85 sur 194 · I. — Aberration des étoiles en ascension droite · texte numérisé non relu

I. — Aberration des étoiles en ascension droite

et en déclinaison.

On sait que la lumière nous vient du Soleil en 497*^78, temps pendant lequel la Terre décrit, parallèlement à la direction de son mouvement, un petit arc dont la valeur, récemment déterminée par Struve, est de 20'', 44^1 (*)• ^^ ^" résulte que, lorsqu'un astre

^si observé en A (Jig- 1 1), cet astre, au lieu d'être perçu suivant '^ direction AT, Test réellement en AT', c'est-à-dire suivant la diagonale du parallélogramme formé par le côté AT et l'arc TT' que

(') StruvEt Sur le coefficient constant de l'aberration. Elle a été déduite par ^"^ grand astronome de Tobservation des lieux apparents d'un grand nombre d'é- *^*>iles. Voici un Tableau des valeurs de cette constante, qui ont été proposées à *iifférenlcs époques :

Delambre (par l'observation des satellites de 2^) . 20, 253

Bessel 20,000

De Lindenau . 20,610

Brinckley 20,870

Bailly 2o,36o

^ rftESICBE rASTlC — CHâriTSC T.

dédît la Terre en 497*- 78. L*ai^|e ATA\ OMBpris entre les cdtés TA et TA*, est ce qu'on nomme VoMçlr d'aberraiion, et Ton appelle consiant^c de V aberration ParcTT^ 2o'',443>9 parcouru par la Teire en 8" 18*. Le monrement de la Terre autour de son axe produit aussi une aberration sc^ilable à la précédente et que Ton appelle aberraiion diurne : mais, comme le mouTement de rotation de la Terre n*est que le ^ eniiroo de son mouTement de translation. Teflet de cette aberration n'excède pas 0% 32 pour des lieux situés sur Féquateur. où cet effet est le |Jns sensible, et par suite on peut, dans la plupart des cas. se dispenser dV avoir ^ard.

Soit p le rajon recteur de la Terre, que nous supposerons être aussi celui de la ^>lière céleste sur laquelle on projette les astres. Admettons <|ne la ritesse de la lumière soit représentée par ce rnon Tecteur, et soit ds Tare que décrit la Terre en 497*1789 en

sorte que — = 2o^.44^t-

En concerant le lieu de Fastre rapporté à trois coordonnées rectangulaires X. %'» z avant leur origine au centre de la Terre et dirigées. Taxe des x positifs vers Téquinoxe du printemps. Taxe des^t' positifs vers le solstice d*été et Taxe des z vers le pùle de Técliptique. on aura. «V et lid déâpiant les angles que forment respecti- Tcment la distance de Tastre à la Terre, et 5a projection avec le plan xy de Féquateur 1 c'est-à-dire Tascension droite et la déclinaison de rétotle'. on aura. di$OD5HDOu>.

r = p sia A o»J&.

d'où

et par suite

Soient maintenant ^^^. 12)

tTT^ Torbile de la Terre supposée circulaire :

T la position que cet a^tre occupe 5ur celte orbite

tR réqualeur:

CALCUL DE LABERRATION.

TP une taDgente à tTT'; ST' une parallèle à cette tangente;

X, Y, Z troîs axes rectangulaires menés par le centre du Soleil et parallèles à ceux x^y^ z.

On aura, pour les cosinus des angles a, 6, y que forme avec les axes des X, Y, Z ou des x^y^ z\di tangente à la courbe ou l'arc dsy

dx p dy dz

C0Sa=-7-> COSD = -f-> COSY=-y-,

ds

ds

ds

et par suite, pour la valeur ci-dessus de rfX,

ds dtX^ = — (cos6 — cosa tang Jlo) cos' Jlo,

équation qui, en y substituant pour x sa valeur (i), devient

dX = 2o', 445 1 ( cos 6 cos Jii) — cos a sin X ) séc (D.

Occupons-nous de la détermination de d(Q. La troisième des équations (i), différentiée, puis divisée par ds, donne

dz do sin (D -i- 0 cos (Ç) d(^

ds

ds

<i'oii Ton tire, en ayant égard aux équations (3),

( 4 ) d6^ = 2o',445i (cos Y — -r sinCt) j sécCD.

On a d'ailleurs

p*= a7*-f-j^*H- ^* et pdp = xdx-hydy -^ zdZf

^ïî sorte que

dp X dx y dy z dz

ds p ds p ds p ds

et, si dans celle expression de ~ on substitue pour -j- , -^, -7-

leurs valeurs (3), et pour x^y^ z leurs valeurs (1), puis qu'on porte la valeur qui en résulte dans Texpression ci-dessus de e/dd, on obtient

ds

(B) ûRO = — [cosY cos(î) — sin(Jfc)(cosJto cosa-i- cosê sin«vi>)].

Ces formules (A) et (B) expriment les variations survenues dans Tascension droite et la déclinaison par Teffet de l'aberration ; elles renferment les angles a, 6, y que nous y avons introduits par leurs cosinus, mais rien n'est plus facile que de les en éliminer.

En effet, considérons le triangle sphérique tRT' {fig* 12), dans lequel

on a, par ce triangle,

{a) cosê = sinacosw.

On a ensuite, en considérant le triangle que forment les points y , T' et celui où l'axe des z vient rencontrer la sphère céleste,

(6) COSY = sinacosco.

Maintenant, v désignant la longitude héliocentrique de la Terre ou l'angle PST, on a

et comme, en appelant Q 1^ longitude du Soleil,

Q = 180** -^ V, on en conclut

on a donc

(r) sina[= — cosQ» cos3t=sinO.

Ces valeurs (c), jointes à celles (a) et (6), permettent d'effectuer Télimination que nous avons en vue. En effet, par la substitution des valeurs (a) et (6) dans les équations ( A ) et (B>, el ea égard à celles (c K on trouve

d'X — — îM>', 445< (sin.VsinQ— coscocoSrV- cosQ)séCvi>, (x) \ </oD = — 20'. 445i (co5iV> sin3 — C05CI) sin-L cos3 ^*"n^^

— 20'. 443i sine» cos3 coSvC*,

CALCUL DE l'aberration. 65

formules qui ne renferment plus rien d'indéterminé. On les rend calculables par logarithmes, en les écrivant de la manière suivante

d-X> = — 20%445i sin<vlj sinO(i-+- coIrI, costo cotO) sccCÎ), rfOO = — 2o',44^i sin(£) costl>sinO[i — (costo tangX

— cotcD sinw séccô) cotQJî

car, en posant

tangt}/ =z cotfc*l> costo

pour la première et

tang^y = costo tang^lo — cotCD sin to sec (D

pour la seconde, on obtient

' dJo = — 20", 4 1 5^1 sifial, sinO(i-^ tang<j^ colO)sécCD

1 »,,--, sin(6 -+- O) , ^

, ., , J — - 20 ,44'>i sinrl. ; — -- sec(D

' ' ' ) . cos y

' = j sin(i8o"-i- «l^-T- O),

cos y T ^-^/^

/ d(î> = — 20', 445 1 sin Cocos ri. sinO(i — tang^ cotQ)

\ «r / - • ,^ • sin( 3 — <^')

( Il . ] = — 20 ,44^1 sinOt) coSf..l> '='^, ,-^—

■ ' * » cos y

20^4î5l sinrDcOS.t .,00 l' /-^^

cosu; T v«-//

Comme dans ces formules les coefficients de sin(i8o®4-'}H- ©) ^^ sin(i8o° — <j^' 4- 0) représentent respectivement les maxima ^ aberration en ascension droite et en déclinaison^ on voit, 0 étant *^ seul élément qui y varie d'une manière sensible d'un jour à * autre, que ces coefficients, ainsi que les arcs t[/ et ^', pourront être '^ ^gardés comme constants pour une même étoile, ce qui facilitera ^^trêmement la mise en Table de ces formules.

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