‹ Traité d'astronomie sphérique et d'astronomie pratiqueChapitre 17 sur 147 · PRÉFACE. XIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIX

astronomiques. L'Italie elle-même, au milieu de ses bouleversements, a su conserver ses Observatoires, grâce au mode d'enseignement de ses Universités. L'uniformité et la tendance purement spéculative de notre enseignement supérieur n'étaient guère propres à relever ceux dont la France était peuplée au siècle 'dernier. Si aujourd'hui, chez nous, comme chez nos voisins d'outre-mer, la mode revenait aux instruments d'Astronomie, et il n'en faut pas désespérer, le propriétaire d'un Observatoire serait bien embarrassé pour trouver à qui confier les travaux d'observation, ou pour savoir où en apprendre lui-même l'usage.

Cependant, grâce à l'initiative d'un Ministre dont on ne saurait trop louer l'ardente inquiétude à la recherche du bien, nos Écoles vont peut-être, dans un avenir prochain, se trouver en mesure de fournir à leurs Elèves ces notions pratiques, indispensables pour l'avancement de la science et la création des savants eux-mêmes. Ce que les Claude Bernard, les H. Sainte-Claire Deville, les Wurtz ont fait pour la Physiologie et la Chimie, il reste à le faire pour l'Astronomie : l'Ecole pratique des Hautes Etudes peut et doit répondre à ce besoin.

Un Observatoire en effet ne peut. pas ouvrir ses portes au public et l'admettre à y suivre des cours; le travail astronomique doit se faire dans le recueillement et le silence, et s'accommoderait mal du bruit de la foulé. Mais à un Observatoire qui veut vivre et se perpétuer, il faut des Elèves. Il faut que la pratique journalière des instruments, les entretiens avec leurs devanciers et leurs maîtres, la vue continuelle de tableaux représentant les aspects des astres, les initient

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