IX PREFACE
par tous les sens à la fois aux secrets et aux beautés des cieux ; il faut qu'ils puisent dans ce commerce continuel l'enthousiasme pour leur science, ce feu intérieur qui doit guider et animer tout le travail de TAstronome, s'il ne veut se réduire au triste rôle de manœuvre.
Mais la science est longue, et les novices ont beaucoup à apprendre. L'Astronome peut bien guider ses Élèves, leur indiquer les sources où ils doivent puiser; il lui est plus difficile, s'il travaille lui-même, de leur exposer à fond toutes les théories si diverses dont l'application constitue l'Astronomie pratique. Il ne peut alors que renvoyer ces jeunes intelligences à la lecture des Mémoires originaux, des travaux de Bessel, de Gauss, d'Encke, de M. Le Verrier, etc. ; mais c'est là sou vent une nourriture trop forte et peu en harmonie avec les premiers besoins des Élèves.
L'Astronome trouve à ce moment le plus utile secours dans l'Ouvrage de M. Brûnnow, dont le but est de remplir la lacune que je viens de signaler. La popularité dont il jouit en Allemagne et en Angleterre, où il a été traduit d*àbDrd-par-M.'-Mam, puis par M. BrûnnoW lui-même, montre que le but a été atteint. Le Lehrbuch der sphœrischen Astronomie^ dont MM. Lucas et André offrent aujourd'hui une édition française, réunit en effet, sous une forme simple et peu volumineuse, toutes les notions premières indispensables à la pratique de l'Astronomie.
La théorie des instruments, qui ne se trouve exposée dans aucun autre Ouvrage didactique, forme. ici une partie importante. Non pas que la simple lecture de ces pages puisse suppléer à la pratique des instruments.