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CHAPITRE III

DES ERREURS D'OBSERVATION DUES A LA POSITION DE L'OBSERVATEUR A LA SURFACE DE LA TERRE ET AUX PROPRIÉTÉS DE LA LUMIÈRE.

Les Tables et les Éphémérides astronomiques donnent toujours les positions des astres, telles que nous les observerions du centre de la Terre. Dans le cas oii Tastre est à une dislance infinie, celte position coïncide avec celle que Tobservation donnerait en un point quelconque de la surface de la Terre; mais s'il 7 a un rapport fini entre le rayon de la Terre et la distance de l'astre, ce lieu de Tastre vu du centre sera différent de celui qu'on trouverait en un point de la surface. Pour comparer aux Tables une observation de cet astre, il faut pouvoir, à Taide de la position observée, calculer celle que l'on trouverait au centre de la Terre et qu'on appelle le lieu vrai. Inversement, on a souvent besoin de transformer en positions apparentes les positions vues du centre de la Terre données dans les Éphémérides, ou comme on dit les lieux vrais en lieux apparents. L'angle formé par les deux rayons menés du centre de Taslre au centre de la Terre et au lieu d'observation s'appelle parallaxe. Il faut donc pouvoir calculer la parallaxe d*un astre à un instant quelconque et pour un point quelconque de la surface de la Terre.

La Terre est entourée d'une atmosphère qui possède la propriété de réfracter la lumière. L'observation ne peut donc pas donner la position vraie de l'astre, mais seulement la direction qu'a le rayon lumineux réfracté par l'atmosphère à son entrée dans l'œil de l'observateur. L'angle de ce rayon visuel avec la direction dans laquelle l'astre serait vu, si l'atmosphère n'existait pas, est appelé réfraction. Pour déduire des observations d'un

astre sa position vraie, il faut pouvoir déterminer la réfraction pour chaque point du ciel et pour chaque état de Tatmosphère. Si la Terre était en repos, ou si du moins la vitesse de la lumière était infiniment grande par rapport à celle de la Terre, le mouvement de la Terre n'aurait aucune influence sur la position apparente des astres. Mais puisque la vitesse de la lumière est dans un rapport fini avec celle de la Terre, un observateur placé à sa surface voit toutes les étoiles en avant de leur position vraie, dans le sens du mouvement de la Terre^ d*un petit angle fonction de ce rapport. Ce petit angle, qui change la position des étoiles, s'appelle aberration. Pour obtenir à l'aide des observations les positions vraies des astres, il faut corriger de l'aberration les lieux apparents observés.

. I. — De la parallaxe.

65. Dimensions de la Terre. — La Terre n'est pas une sphère parfaite, mais s'approche beaucoup d'être un ellipsoïde aplati, volume engendré par la révolution d*une ellipse tournant autour de son petit axe. Si Ton désigne para le demi grand axe, par b le demi petit axe de l'ellipse génératrice et par a l'aplatissement exprimé en parties du demi grand axe, on aura

Soit de plus e l'excentricité, exprimée aussi en parties du demi grand axe,

et alors

et inversement

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