‹ Traité d'astronomie stellaire (volume 2)Chapitre 116 sur 211 · CHAPITRE VII. — M013YEMBNT PROPRE DU SOLEIL. igS · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. — M013YEMBNT PROPRE DU SOLEIL. igS

Les pôles de ce grand cercle seront alors l'un l'apex (point de divergence), l'autre l'antiapex du mouvement solaire. On les distinguera parce que, si A et D sont les coordonnées de l'un de ces pôles, une étoile (a, 8) s'approchera de lui lorsque rfa et sin(a — A) seront de signe opposé et s'en éloignera dans le cas contraire; si l'on suppose que le mouvement apparent a lieu de droite à gauche par rapport à son pôle, cela revient à chercher si, vue de son pôle, l'étoile se trouve à droite et à gauche de ce point.

Bessel appliqua ces principes aux étoiles du Catalogue des Fundanienla ayant un mouvement propre annuel supérieur ou égal à o^', 5 (suivant le grand cercle); il excluait les mouvements propres plus faibles, les erreurs du Catalogue ayant alors une influence trop grande, et il prenait aussi bien les étoiles faibles que les plus brillantes parce que, quoique les premières soient en réalité probablement plus proches, elles n'en sont pas plus commodes, le mouvement réel et le mouvement parallactique augmentant dans la même proportion. Il en retint 71 de la i"*® à la y.S*" j^randeur; mais les différents points a©, «i, ... correspondants lui parurent éparpillés tout à fait au hasard sur la sphère et il ne lira aucune conclusion nouvelle de cette recherche.

Cependant un examen attentif parait montrer que ces données de Bessel peuvent être interprétées dans un sens favorable au résultat annoncé par Herschel. Sur la sphère où l'on a pointé les pôles ao, a», ... traçons en eflet le grand cercle C qui a pour pôle l'apex herschelien, nous verrons qu'une quinzaine d'entre eux sont ou sur ce grand cercle ou distribués presque symétriquement à une faible distance (<C 10°) de lui ; qu'en outre, parmi les aixtres, il se manifeste deux zones de condensation symétriques pair rapport à C, si bien que la moyenne des dislances à C, ciri arc de grand cercle, est la même pour les trente et un pôles placés à son Nord et pour les quarante placés à son Sud (33,7 et, 33,5).

On doit en outre ajouter que le nombre des étoiles employées p^r Bessel était, ou trop grand parce qu'il aurait été convenable <ie faire un choix parmi elles, ou insuffisant en raison des inégalités considérables de leurs grandeurs ( * ).

(') Nous reviendrons plus loin sur la méthode de Bessel.

Quoi qu'il en soit, la belle conception d'Herschel était par là remise en question ; Biot et Lindenau joignirent leurs objections à celles de Bessel, et, malgré ses efforts, Gauss ne put arriver à les surmonter victorieusement.

C'est Argelander qui eut (i838) le mérite de confirmer déGnitlvement la théorie d'Herschel: la méthode de Bessel, quoique peut-être la plus directe et la plus naturelle, ne lui paraissant pas se prêter aisément au calcul, il a suivi une voie un peu détournée et d'emploi plus simple.

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