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CHAPITRE VII. — MOUVEMENT PROPRE DU SOLEIL

par Airj pour les différentes classes de grandeurs, elles sont celles de W. Slruve que nous avons rappelées plus haut.

138. Résultats. — Airy a appliqué cette méthode aux 1 1 3 étoiles ayant les plus forts mouvements propres (supérieurs à o", 08 en ascension droite et à o'', i en déclinaison) du catalogue de R. Main (') et cela dans deux hypothèses extrêmes différentes, à savoir en supposant que : 1** toutes les irrégularités des mouvements propres sont entièrement dues aux erreurs accidentelles d'observation; 2° toutes les irrégularités sont dues aux mouvements réels seuls.

Il en déduit pour les composantes du mouvement solaire les deux systèmes de valeurs

d'où, puisque q étant le mouvement angulaire du Soleil exprimé en secondes d'arc tel qu'il est vu d'une étoile de i'® grandeur,

(5) X = ^cosDcosA, Y = <7 cosD sinA, Z = ^sinD,

il vient

A rrz 256°54', A = 26i*'29',

€t, en prenant les moyennes de ces deux systèmes de valeurs

Les coordonnées de l'apex concordent avec celles trouvées déjà, mais la valeur du déplacement s'écarte de celle de O. Struve plus encore que celle donnée autrefois par W. Herschel; et il faut remarquer que, comme Herschel, Airy a fait porter son calcul

(•) R. Main, Proper motion 0/ the stars 0/ the Greenwich Catalogue of 1576 stars for i85o not included in the Greenwich twelve years Catalogue {Memoirs of the Royal astronomical Society, vol. XXVIII, p. 127 el suiv.).

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sur des étoiles à fort mouvement propre. Or, si les rapports d'éclat des étoiles donnaient bien les rapports de leurs distances, et qu'alors la grandeur du mouvement propre dépende seulement de celle du mouvement réel et n'indique rien relativement à leur distance, le procédé employé par Airy serait correct; mais si, au contraire, un fort mouvement propre implique nécessairement une grande proximité de l'étoile, ce procédé est absolument incorrect et cela d'autant plus que Terreur du résultat peut être représentée par un multiple du mouvement total du Soleil sans qu'il en résulte aucun changement dans sa direction. Supposons par exemple que nous n'ayons employé que des étoiles de 6" grandeur, dont la distance est huit fois celle des i"* grandeurs, le mouvement solaire déduit se rapportera à leur distance et on lo multipliera par 8 pour le ramènera la distance i. Mais, si ces étoiles de 6*^ grandeur à fort mouvement propre n'étaient pas plus éloignées de nous que celles de la i***^, il aurait fallu prendre le nombre obtenu tel qu'il était.

139. Dunkin. — Dans le but d'élucider cette importante question E. Dunkin traita en i863, par la méthode même d'Airv, les II 67 étoiles de la liste de mouvements propres de Main (819 boréales et 348 australes) avec cette modification toutefois qu'il a transféré, quelle que soit leur grandeur, dans la classe i toutes les étoiles dont le mouvement propre annuel est supérieur à 0% I en ascension droite et i",o en déclinaison; il trouva ainsi

A -- •263"43',(), D = 9.5" o',5, q = o'',4io3.

L'accord de cette valeur de q avec celle de O. Struve est très satisfaisant et, tout en étant un argument en faveur de la classification de Dunkin, il prouve aussi que pour avoir quelque précision dans un pareil calcul il faut se baser sur les mouvements |)ropres d'un grand nombre d'étoiles (').

( ' ) K. Dunkin, On the movemenC 0/ the solar System in space deduceci from the proper motions 0/1167 stars {Memoirs of the Royal astronomical Society of London^ vol. XWH, p. 19 et suiv. ;i864).

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