‹ Traité d'astronomie stellaire (volume 2)Chapitre 135 sur 211 · CHAPITRE VIII. — MOL VEMEMS PROPRES STEM.AIRRS. '2'1 i · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. — MOL VEMEMS PROPRES STEM.AIRRS. '2'1 i

lo'O. Conihinaison des observations, a Evidan. — La délerininalion des inouveineiils propres résulle de la comparaison des positions ohlennes par Tobservalion à diUércnles époques pour les mêmes e'ioiles, après qu'on les a ramenées à ce (|u'elles auraient été si les conditions de l'observalion avaient été les mêmes dans ces divers cas et si les plans fondamentaux auxquels on les rapj)orle étaient restés (ixes dans Tespace.

Par consécpient, après avoir corri^^é les observations des erreurs instrumentales et de la réfraction et obtenu ainsi le lien uppdvenl de cbaque <'toile, on en déduira les positions nanennes corresp(nidantes pour le comuHîncement d'une certaine année de la série d'obserxalions, en leur appliquant les corrections d'aberration, de nutation et aussi de précession dans l'intervalle de la date de l'observation à Vépofjuc. (combinant ensuite, d'après les règles ordinaires, les résultais isolés obtenus séparément pour cbaque étoile et rani^eant celles-ci par ordre d'ascension droite, on aura un Catalogue d'étoiles réduites à Vépoque cboisie. Actuellement ce travail se fait en général dans l'observatoire où ont été elTecluées les observations.

Tous ces catalogues n'ont pas la même [)réitision, soit par suite du climat, soit j)ar suite d'imperfection ou de mauvaise installation des instruments d'observation, soit encore par suite des dillerences des valeurs adoptées successivement dans les calculs pour les constantes de la réduction à la position moyenne. On dcAra donc cbercber le poids de cbaque catalogue et aussi la correction (|u'il faut apporter à cbacun d'eux pour les rendre comparables à l'un d'eux pris [)our type, ce que Ton ne peut obtenir qu'au moyen d'un nombre con>idérable d'étoiles communes prises dans toutes les parties du ciel.

On devra réunir et discuter au j)oint de vue critique toutes les observations de la même étoile faites à différentes dates, surtout pour les anciennes observations, et enfin réduire, à l'aide de la valeur la plus probable de la constante delà précession, toutes les données des différents catalogues à une même époque, c'est-à-dire à janvier o d'une année voisine des observations les |)lus récentes.

La combinaison des différences accusées par les ascensions droites et les déclinaisons déduites de cbaque catalogue avec les intervalles de temps qui séparent leurs dates de réduction, faite d'après les

?.2'-î TRAITÉ d'astronomie STELLAIRE.

règles ordinaires du (Calcul des probabilités, fournira pour chaque étoile la valeur la plus probable de son mouvement propre en ascension droite et en déclinaison, ainsi que celles des erreurs probables de ces résultats.

Comme exemple, nous prendrons dans le Mémoire d'Ar»;clander (*) les données employées par lui pour le calcul du mouvement de a Eridan (3^', 8) et qui sont résumées dans les Tableaux suivants. Ils montrent que, pour celte seule étoile, on n'utilisr pas moins de 'iG^ observations tant en ascension droite (lu'en dc- 4'linaison, et qu'on se réfère à l'i catalogues.

Page 1