CHAPITRE IX. — PARALLAXES STELLAIRES
du centre du Soleil, elles changements d% et do sont donnés par les expressions (*)
doi = — TïjR(cosO sina — sinQ coss cosa}scco,
drj — — 7nR[(cos£ sina si no — sins coso)sinOH- cosx sino cosOJ.
d*oii, en posant
a sin A = — cosa coss, b sin B = -+- sino sina coss — coso sin £, tt cosA = — sin a, b cosB = — cosa sino,
on aura
</a — T7Ra c<)s( A -+- O),
drj T- btR/>>oos(B H-O).
Or, couune on peut ëvideuiincnt ici supposer Torhile terrestre circulaire, ou a, par rapport à Tunité astronomique de longueur,
doL = ma cos( A — O)***^^» do - mb cos(B H- ©),
de telle sorte que l'observation des changements produits ainsi, soit dans Tascensiou droite, soit dans la déclinaison d'une étoile, pourra conduire à la déteruiinalion de sa parallaxe annuelle. Mais il est clair que les observations doivent, au préalable, être corrigées de l'aberration, et au besoin de la nutation, ou servir à une détermination simiihanée des trois inconnues, constantes de l'aberration et de la nutation, et parallaxe de l'étoile.
172. Oùsefxa fions par les nuHliodcs absolues, — Mais les petites erreurs restant dans les observations ainsi corrigées ne paraissant suivre aucune loi déterminée, Hradiey conclut que les parallaxes, premier but de ses travaux, étaient si petites que ses instruments ne pouvaient les déceler. C'est aussi le résultat auquel arriva Lacaille à la suite des observations de distances zénithales <ju'il lit sur Sirius, d'abord au (]ap de Bonne-Espérance (ijSi ot 1^52), puis à Paris (lyOi et i"^-*).
Ces insuccès firent abandonner ce genre de recherches pendant près de cinquante ans, et ce n'est qu'au commencement de ce
('J Bkunnow, Kdilion française par C AxunK, Vol. I, p. -.«19. — Baillaud, Traité d'Astronomie, Vol. II, p. ji.
TRAITE U'iSmONOMIt STELLAIBE.
stècle(i8o3 ei i8o4)({iie l'iazzilerepril à Palerme,aveclefameu) cercle verlical de Ramsden de cel observatoire ( ' ) i^fig. i ;>).
Il obtint, par des observations de déclinaison, les résultats suiaiils :
Al.lébarun l'.j
Sirius 4,<.
) Ij. Raïet, Le> observatoires d'Italie (Les observatoire* en Europe el èrique, par C. Andrk, A. Anooi M G. Raïbt, 3* Partie, p. 1M7).
CUAPITRK IX. -- PAKALLAXES STBLLAIRES.
AT Ja Clièvre, Arclurus, Véga et a Aigle, au contraire, il ne L melire en évidence aucun effet pa^allactique. V peu près à la même époque (1806), Bessel obtenait, par la cussion d'une série d'observations de Scliroter, la valeur
iir la parallaxe de l'étoile double a Hercule. Cependant, en janvier 1809, il terminait une lettre adressée à idenau sur les parallaxes des étoiles déduites par lui d'une cussion 1res complète des observations de Bradley ( ' ) en disant : De ce qui précède, il faut conclure que les parallaxes des étoiles it bien plus petites qu'on ne le croyait récemment, et qu'il est :s difficile de les découvrir par la méthode employée par Piazzi ». Cette conclusion fut peu après contredite par Brinklej, celui s astronomes modernes qui a voué le plus de temps et le plus soins à la recherche des parallaxes. Après quatorze années )bservalions (nombre total d'observations : 2684) faites à l'ob- 'vatoire du Collège de la Trinité, à Dublin, avec un cercle veral de huit pieds de diamètre semblable à celui de Palerme, en e de déterminer la constante de la nulalion et les parallaxes riuelles, il donna (1821) les valeurs suivantes des parallaxes de alorzc étoiles ("-) :
Y Grande Ourse <*7^9
î Grande Ourse o,33
^ Grande Ourse o,>.8
Arcturus 0,61
a Ophiuclius i , '>7
a Lyre 1/21
a Aij,'le i ,57
a Cygne o,3 »
7 Lyre .... i , i.i
Y Dragon 0,07
Yj Grande Ourse.... 0,10
a Cygne o, jo
Arclurus 0,03
a Aigle 1,78
Kn même temps que Brinkley (1812), Arago et Mathieu cheraienl une solution de la question avec l'étoile 61" du Cygne, e signalait à leur attention la grandeur de son mouvement
» ) K.-W. Bksskl, Abliandlungen, lierausgej;eben >on \\, Kiigelinann (Vol. III,
- ) hiuxKLEY, An account 0/ observations made with the eight feet of astro-
'jiiccii circle at the observatory of Trinity Collège of Dublin {Philosophical
ansactions for 182 1 ).
25*2 TRAITÉ d'astronomie 8TELLAIRE.
propre; les difTérences de déclinaison de celle éloile en aoûL cl novcmhre, c'esl-à-dire aux époques du maximum et du minimum de rclTel parallaclique, les conduisit à la conclusion que celte parallaxe élail certainement inférieure à o",5 (*); d'ailleurs ils ne donnent aucun délail précis sur les observations dont elle résulte.
De 181 9. à i8i4, Lindenau se sert, pour obtenir la parallaxe de celle même éloile, de ses observations faites avec rinstrumenl des passaj^es de Ramsden à l'observatoire de Seeberg; mais les comparaisons des ascensions droites ainsi obtenues l'amènent à conclure que <( quoique animée d'un mouvement propre très rapide, cette étoile n'indique aucun effet parallaclique ». 11 comparait cependant la plus brillante de la ()i*'du Cygne avec trois étoiles voisines, v, ^ et t, de la méuje constellation, ce qui, au point de vue pratique, constituait un réel progrès sur ses prédécesseurs.
En 181 5, une comparaison des ascensions droites de la même «'toile avec les quatre petites étoiles X, v, t et t de la même constellation, conduit Hessel à une valeur négatU'C ( — o",88) de sa parallaxe, et à peu près en même temps (1822 et i82.'5). Pond, astronome royal d'Angleterre, observant avec le cercle mural de 'J'rougluon les étoiles a Lyre et v Dragon et déterminant leurs liauleurs par la combinaison d'observations directes et réflécliies (le cluKpie éloile, faites à un jour de dislance, trouva que ces deux étoiU.'s ont une parallaxe absolument nulle.
En Russie, au contraire, W. Struve confirme en partie les conclusions de Brinkle\ , par des déterminations d'ascensions droites laites de 181 4 à 18 >.i à la grande lunette méridienne de 1 observatoire de Dorpal : il clioisissail des étoiles à peu près opposées en ascension droite cl assez boréales pour être observées dans les deux passages soit supérieurs, soit inférieurs; la combinaison des passages deux fois simultanés cliaque jour conduit à la détermination des ascensions droites, et par suite à une relation linéaire entre les parallaxes des étoiles de cbaque paire; dans la majeure partie des cas, l'erreur probable de cbaque détermination est au moins égale, si ce n'est supérieure, à la valeur trouvée pour la parallaxe cbercbée ; de telle sorte que l'on ne peut tirer de con-
(') AiiAGO cl Maihikt, Sur la parallaxe de la in' du Cygne {Annuaire du /Jurcfiu des Lotigiludes pour i83|).