CHAPITRE IX. — PARALLAXES STELLAIMES
cliisions certaines de ces travaux de VV. Slruve. Crpendaiu il trouve, pour la parallaxe de o Pelile Ourse, la seule (pi'il délennine direclenicnl, la valeur
tZ/^ol ±: 0,037.
La conlradiclion de tous ces résultats amenait donc les a>tronomes à admettre, ou que les parallaxes slellaires élaient insensil)les, ou que les mélhoiles de détermination employées comportaient des erreurs supérieures aux cpianlilés à délerminei*.
liu efTel, malf^ré toutes les précautions prises dans de pareilles tléterminations, leurs résultats sont toujours soumis, pour les déclinaisons, aux incerlitudes de la réfraction et du clian^enjcnl de forme et de position du cercle divisé, et pour les ascensions droites aux irrégularités de la marche de la pendule, ainsi (pfaux variations de la position de riustrumenl des passa<»es par rappori au plan du méridien. Knfin, Tinexactitude des valeurs employées pour les constantes de Taberration et de la nutation, compliquai! encore la question d'erreurs difficiles à évaluer.
La conclusion était donc, que la solution de cet im|)ortant problème ne pouvait être obtenue que par une méthode indépendante de toules ces incertitudes; et c'esl ainsi qu'on fut amené à substituer des mesures dillerenticlles aux mesures absolues.
173. Afélliode différentielle. Proposition de (htlilèe, — Galilée a, paraît-il, énoncé dans son troisième dialogue du Systema rosmicunij l'idée que Ton pourrait trouver la parallaxe annuelle, par la comparaison à des épo(jues successives des positions relatives de deux étoiles \oisines; mais pas plus lui que le D'" Louy, qui appliqua le premier cette méthode, n'observèrent que la condition essentielle de son succès était que les deux étoiles fussent, non seideinent très près l'une de l'antre, mais aussi d'éclats très inégaux, afin que selon toute probabilité, leurs distances à la Terre soient très différentes. Ainsi Louy mesura (avec des lunettes de \\ et 17 pieds) les positions relatives des étoiles de y Bélier {^"^^-^ et 4^» 5, d^= ^ft^)'i * Oémeaux (35 et 3^,4, rf= "'',0) et y Vierge (3^,0 et 3^,0, rf=5",o) ainsi que deux petites étoiles de TEpée d'Orion (-",0 et 8^,0, rf= ()",o). Il est clair qu'aucun de ces systèmes ne pouvait lui montrer d'eflet parallactique différenliel.
2D^\ TRAITÉ D'aSTROXOMIK STELLAIRE.
174. IV. Herschel. — C'est W. Herschel qui le premier donna en 1^81 la théorie réelle de ces recherches (*) et fil ressortir toute la supériorité des mesures micrométriques, entre IVtoile principale et des étoiles voisines à parallaxe nulle; les positions relatives de deux étoiles voisines peuvent, en effet, être déterminées avec une grande exactitude, au moyen de ces mesures, lu seule incertitude qui subsiste résidant alors dans l'appareil micrométrique que l'on peut étudier à loisir; en outre, de petites corrections apportées aux positions des deux étoiles produisent, sur chacune d'elles, des cfl'cts égaux et par suite disparaissent dans les résultats différentiels; de même Tincertitude des valeurs des constantes employées dans les réductions et en particulier de la constante de l'aberration n'ont qu'un faible effet sur la différence des positions moyennes adoptées pour les étoiles. Enfin, ces mesures, faites avec des instruments pouvant atteindre toutes les parties du ciel, n'étaient point limitées aux époques de culmination et pouvaient être poursuivies bien en dehors des limites que l'éclaiiement diurne imposait à ces dernières.
l*our l'application de celle méthode, il entreprit l'examen de toutes les étoiles de Flamslced avec son télescope new Ionien de - pieds (o"',i6 d'ouverture), muni de forts grossissements, afin de découvrir tous les groupements de deux étoiles très voisines, et, parmi eux, ceux dont les composantes étaient l'une brillante et l'autre très faible, et par suite le mieux adaptés à la détermination des parallaxes.
Ce fut la matière de deux (Catalogues (-) dans lesquels il donne à ces couples d'étoiles voisines, sur la sphère, le nom cVéioi/es doubles, <( J'ai préféré » dit-il, « cette expression à une autre, telle que cornes, compagnon ou satellite, parce que, à mon avi«;, il est beaucoup trop tôt pour former une théorie de petites étoiles tournant autour de grandes, et qii'en conséquence, il faut é\iter avec soin toute expression qui puisse en introduire l'idée. »
(' ) W. IIkhsciikl, On tlie parallax of thc fixed stars {Philosophical Transactions of tke Jioynl Society of Londony Vol. LWIl. Part I; 17SJ).
(-) W. llKiisciiKi,, f//\çf (>«if), (lonl ^17 non voiles) and second {^\S\) Catalogua of doid)le stars {Philosophical Transactions for i7S>, [»arl I, p. 112, and for 178.'), Pari I, p. /|0).