‹ Traité d'astronomie stellaire (volume 2)Chapitre 183 sur 211 · CHAPITRE XI. -- YARUTIOKS D*£CLAT DBS ÉTOILES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. -- YARUTIOKS D*£CLAT DBS ÉTOILES

D'après les mesures de Tjcho-Brahe, la position de la Pèlerine, en 1672, serait donnée par

M ^ o»'a6"24', Décl. r- -+- 6i"46'45'.

205. Etoile nouvelle de Kepler ou nouvelle du Serpentaire (itio4). — Le 10 octobre i6o4, J. Briinowski, élève de Kepler, aperçut dans le pied droit du Serpentaire une étoile nouvelle très brillante, de couleur blanche, surpassant en éclat non seulement les étoiles de i'* grandeur, mais aussi Mars, Jupiter et Saturne, dont elle se trouvait voisine. Kepler, qui la reconnut le 17, l'observa attentivement et publia sur cette apparition une Notice très détaillée ( * ); d'abord un peu moins brillante que Vénus, cette étoile conserva longtemps le même éclat; si bien que le 16 novembre, dernier jour où il put l'apercevoir à l'Occident, c'était au milieu d^une lumière crépusculaire assez intense pour empêcher de voir Jupiter.

Lorsqu'à la fin de décembre elle reparut à l'Orient, sa lumière s'était afTaiblie; elle surpassait certainement Ântarès, mais n'égalait point Arcturus. Le 20 mars i6o5, plus petite en apparence que Saturne, elle était supérieure aux étoiles de 3® grandeur qu'elle égalait le 21 avril ; vers le milieu d'août, elle n'était plus que de 4* grandeur; le 8 octobre, on la voyait difficilement à l'œil nu. Enfin, en mars 1606, elle était devenue entièrement invisible.

On peut donc admettre que sa disparition eut lieu vers le milieu de janvier 1606 et que, en conséquence, cette étoile avait brillé environ quinze mois.

Il convient, en outre, de remarquer que, contrairement à ce qu'avait montré la Pèlerine, on n'a constaté aucun changement dans la coloration de l'étoile nouvelle du Serpentaire, qui est constamment restée blanche.

En partant des mesures de Fabricius, Schonfeld indique pour position (rapportée à i855,o) de cette étoile

ift ^- i7"ii'»57', Décl. = -i- 2i"2i',2.

206. Étoile nouvelle de Janson (34"^ du Cygne : 3^'' à 5s'). — En l'an 1600, on a à signaler un phénomène analogue, mais ce-

(•) Kepler, De Stella nova in Pede Serpentarii (Prague, 1606).

pendant d'allure finale différenle: le géographe Wilhelm Janson constate alors dans le Cygne Tapparition d'une étoile nouvelle, dont il n'indique pas la grandeur; deux ans plus tard, Kepler la vit pour la première fois et l'estime de S*' grandeur.

En 162 1, elle était invisible à l'œil nu, et, en i655, Gassini la retrouve de 3® grandeur; après quoi elle disparaît de nouveau jusqu'à ce que, en novembre i665, Hévélius constate sa réapparition comme étoile de grandeur 3.4 et que, dans le courant de l'année 1667, il l'ait retrouvée de 5® grandeur, éclat qu'elle a conservé depuis d'une façon constante.

207. La Merveilleuse de la Baleine (0 Ceti : 3p%3 à 86*^,8). — Mais l'apparition qui a le plus frappé l'attention et qui a apporté le plus de lumière sur cette question est celle de i638, dont l'étude est due à Holwarda; voici ce que Ton sait à ce sujet.

Le 16 décembre 1 638, il était occupé à mesurer, par un ciel nuageux et en vue de l'observation d'une éclipse de Lune, des hauteurs d'étoiles éloignées de l'horizon, lorsque les nuages s'ouvrirent et qu'alors « il vit par trois fois quelque chose de brillant et de nouveau scintiller dans la constellation de la Baleine » ; mais préoccupé de l'éclipse, il ne s'en inquiéta pas d'abord davantage. Cependant, comme, après quelques jours de temps couvert, il réobservait le ciel en vue de vérifier les hauteurs prises précédemment, son œil tombant par hasard sur la Baleine : « il y vit encore scintiller quelque chose de nouveau et que, jusqu'alors, il n'avait jamais vu ». Il considéra d'abord cette apparition comme un météore temporaire, mais le jour suivant, sur les conseils du professeur de Mathématiques Bernard Fullénius, il reprit l'examen de cette portion du ciel ; l'apparence qui l'avait tant frappé était encore visible et il put en faire une étude attentive et en déterminer la position (26 décembre i638).

Soit à l'œil nu, soit avec une lunette, elle était en tout semblable aux étoiles voisines; « son éclat surpassait celui des étoiles de 3® grandeur de la bouche et de la joue de la Baleine ou de l'épine dorsale des Poissons, mais il était certainement moindre que celui des étoiles de 2® grandeur des mandibules et de la tête du Bélier ». Peu après, d'ailleurs, il ne put retrouver cette étoile qu'il crut disparue et grand fut son étonnement quand, le 7 no-

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