‹ Traité d'astronomie stellaire (volume 2)Chapitre 185 sur 211 · II. — Généralités sur les étoiles variables · texte numérisé non relu

II. — Généralités sur les étoiles variables

208. Nombre croissant des i^ariables, Argelander, Schônfeld. Gore, Chandler, — La découverte d 'Holwarda est capitale et clôl la période historique de ces observations. Il était désormais démontré que l'éclat de certaines étoiles varie parfois brusquement dans des proportions considérables pour redevenir ensuite sensiblement constant, soit en dessus, soit en dessous de la sensibilité de l'œil, que pour d'autres au contraire il était soumis, ce qui paraissait bien plus extraordinaire, à des changements périodiques importants et de durée relativement courte : en un mot que certaines étoiles sont variables.

(') On a souvent dit, après Kepler, que, dès iSgô, D. Fabricius avait, au cours de ses observations, noté la disparition de celte étoile : le fait est très douteux et parait peu probable.

(^) Uistoriola mirœ stellœ in colîo Ceti; 16G2.

302 TRAITÉ D*ASTROIfO]fIB 8TBLLAIRB.

Cependant ces phénomènes si intéressants n'ont été suivis assidûment que dans la seconde moitié de ce siècle; leur étude a été déterminée par l'initiative d'Argelander. Ses deux Mémoires De Stella ^ Lyrœ variabili disquisitio (i843) et De Stella p Lyrœ variabili commeiitatio secunda (i858), ainsi que son grand travail Beobachtungen und Rechnungen iiber veranderliche Sterne (* ), où il étudie avec le plus grand détail la variabilité d'une quarantaine d'étoiles, forment en effet le point de départ réel de nos connaissances sur les étoiles variables, et ont servi de modèles à tous les travaux ultérieurs sur cette question, travaux qui devinrent bientôt de plus en plus nombreux : ainsi le nombre des étoiles reconnues variables qui se bornait à i5 en iSjS et était déjà de i35 en 1869, est actuellement de 494- Schônfeld, Gore et, après eux, Chandler ont à des époques successives résumé dans des catalogues spéciaux les notions obtenues sur ces étoiles. Les plus récents sont les Third and fourth Catalogues of variable stars de Chandler (2), qui donnent les éléments relatifs à plus de 5oo variables.

Depuis quelques années d'ailleurs, V Annuaire du Bureau des Longitudes publie une liste de 214 étoiles variables avec une éphéméride des maxima et minima d'un certain nombre d'entre elles.

209. Notation d\lrgelander. — D'un autre côté, Argelander a créé une notation spéciale qui permet de distinguer à première vue ces étoiles des autres d'une même constellation. Dans celle notation, telle qu'elle est devenue après les compléments de Schonfeld et Hartvvig('), elles sont désignées dans chaque constellation cl suivant l'ordre chronologique de leur découverte par les lettres latines majuscules successives. Mais, pour éviter toute confusion avec les notations antérieures de Bayer et de Lacaillc, on prend pour point de départ la lettre R, de sorte que la première variable constatée dans le Grand-Chien, par exemple, s'appellera

(') W. Argelander, Astrononiische Beobachtungen auf der Stermvarte zu nonn, vol. VII; 1869.

(2) Astrononiical Journal j n* 379; iSgf).

(^) Vierteïjahrsschrift der astronomitchen Gesellschaft; 1867, p. 22 j el suiv.; 18G8, p. 66 et 1881, p. 286 cl suiv.

Page 1