CHAPITRE XI. — VARIATIONS d'ÉCLAT DKS ÉTOILES
cendue à la 6* grandeur; voici d'ailleurs la marche de son éclat à partir du 4 mai •
Da
te. G
randcur
rai
Dalc. G
randeur
Mai 2...
Juin 4...
8, fi
Date.
Juin 7. . .
Grandeur
D'autre part, il résulte des observations raérîdiennes de Belirmann (i5 mai) et de Quételet, que cette étoile ï Couronne occupe la position de l'éloile n° 2676 de la zone 4- 26" d'Argclandcr, à laquelle cet astronome attribuait la grandeur 9, 5 et, par conséquent, qu'elle lui est identique. Cette étoile aurait donc, en 1866, passé par une catastrophe réellement épouvantable, quoique de fort peu de durée ; son examen spectroscopique, fait parlluggins, au voisinage de son maximum d'éclat (et c'est la première Nova qui ait pu être observée de cette façon), a montré la présence de riijdrogène dans la partie extérieure de sa masse ; ces conflagrations stcllaires seraient donc accompagnées de dégagements gazeux d'intensité considérable.
217. A'bra de 187G (Q Cygne.). — En 1876, on rencontre un fait analogue : Schmidt, si connu par ses études sur les étoiles variables, trouve, le 24 novembre, en examinant la constellation du Cygne, une étoile de 3*^ grandeur qu'il n'avait point aperçue le 20 en étudiant la même région, et qui ne figurait sur aucun Catalogue. Son éclat diminua d'ailleurs bientôt; le 5 décembre, elle n'était plus que de 5*^ grandeur; le 11, de 6^ grandeur, et le i4* elle était devenue invisible à l'œil nu. Au commencement de 1877, on Pestimait de 8* grandeur; en 1878, de 10® grandeur, et, actuellement il faut, pour la voir, un instrument puissant. Elle est, en effet, de lù^ grandeur, limite de visibilité dans \v télescope de 20 pieds de W. Ilerschel.
La période de visibilité à l'œil nu de cette étoile a donc été de vingt et un jours, et le décroissement de lumière, d'abord très
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rapide, est ensuite devenu beaucoup plus lent. Sa position, pour 1878.0, est donnée par
218. Prima Nova de i885 (S Andromède.). — Le 3i août i885, et à la suite d^un examen de la nébuleuse d'Andromède durant depuis le 20, le professeur Hartwig annonçait que cette nébuleuse venait de subir une modification profonde (*), son noyau ayant perdu son aspect nébuleux et s'étant transformé en une tache stellaire rougeâtre, d'environ 7* grandeur. Cette apparence nouvelle avait été signalée la veille par le baron von Spicssen (de Winkel, Prusse rhénane) et par H.-S. Moore au Texas; en outre, M. Isaac Ward (Belfast, Ecosse) avait vu, le 19 août, vers 1 1** du soir, une apparence stellaire d'environ 9* grandeur au lieu du noyau nébuleux, et, deux jours auparavant (^), le professeur L. GuUy, directeur de l'Observatoire d'Astronomie populaire de Rouen, avait été fort surpris en montrant au public (télescope de o™,2o) la nébuleuse d'Andromède, d'y voir une étoile à la place du noyau (^).
D'autre part, M. Folie (*), qui l'observa dans la nuit du i au '2 septembre avec l'équatorial de o",4* d'ouverture de l'Observatoire de Bruxelles, constata « un noyau d'apparence stellaire d'un éclat de 6* à 7^ grandeur, accompagné de deux objets d*apparcnce stellaire : l'un à l'est de 1 1*^ à 1?/ grandeur, l'autre au nordouest de 10* grandeur; le noyau stellaire était parfaitement visible avec l'équatorial de 6^ (o™,i6). Au commencement d'août, le même astronome n'avait rien vu de semblable. Il semblerait donc que, comme l'annonçait Ilartwig, on a assisté, dans ce cas, à la transformation brusque d'une nébulosité en étoile ; mais un examen attentif ne confirme pas cette hypothèse.
(*) Hartwio, Ueber den neuen Stern in grossen Andromeda Nebel {Astronomische Nachrichten, n»' 2678, 2681 cl 2685).
(') Astronomische Nachrichfen, n* 2691.
(^) D'après Lamont {Mûnchener Annalen, Vol. XVII, i836, p. 3o6),Ia nébuleuse d'Andromède se compose d'un noyau et d'une nébulosité qui Tentoure. Au voisinage sont trois petites étoiles.
(*) F. l'oLiE, Ueber den neuen Stern in grossen Andromeda Nebel {Astronomische Nachrichten, n" 2678).