CHAPITRE I. — OBJECTIFS ET MIROIRS
toute la zone diffractée et qui se compose de deux parties identiques, la partie supérieure étant obtenue par une rotation de
Fig. 5.
iSo*" de la partie inférieure autour du point B qui correspond au bord de Timage géométrique.
M. Représentation géométrique, — On peut représenter ces faits d'une autre manière: par les différents points de Pimageque donnent dans le pian focal les lois de l'Optique géométrique, élevons-lui des perpendiculaires; nous formerons ainsi un cylindre dont la portion comprise entre le plan focal et un plan parallèle mené à une distance proportionnelle à l'intensité lumineuse, c'està-dire au volume total du solide de diffraction, figurera, en dimensions et en intensité, l'image géométrique de la source considérée : ce sera le solide lumineux géométrique. La théorie des ondulations apporte à cet énoncé la modification que voici :
En réalité, ce solide ne figure pas l'image focale; pour avoir celte dernière, il faut enlever à ce solide, tout le long de sa périphérie, et à partir du plan parallèle aux bases qui le partage en deux parties égales, une portion de volume dont les dimensions angulaires sont inversement proportionnelles à l'ouverture de l'instrument, et la répartir suivant une surface symétrique, à la partie inférieure de ce plan médian. En sorte que l'image focale
TBAITË d'aSTRONOHIE STELLAIRE.
réelle de la source esl représentée (Jlg. 6) par un solide peu dif- Tërent du solide géométrique lumineux, mais dont la base infé-
rieure est un peu plus large que la sienne, doni la base supérieure, plane dans sa plus grande étendue, se courbe vers les bords, d'abord lentement puis brusquement, et se relie à la base par une surface (^aucbe à double courbure, qui coupe le cj-bndre géométrique lumineux suivant son cercle médian dont ce plan est pour elle une sorte de plan de symétrie.
Les dimensions latérales de ce cylindre dépendent de l'ouverture de l'instrument et se composent d'une partie constante, hi base du solide géométrique, à laquelle on a ajouté une portion inversement proportionnelle à cette ouverture.
Les dimensions verticales, c'est-à-dire l'ordonnée qui correspond à une abscisse déterminée, varient au contraire avec l'échu de la soun:e et le diamètre de l'instrument.
\vec le même instrument, pour passer d'une source d'éclaîrement un à une source d'éclaîrcment e, il suffit d'accroître toutes les ordonnées dans le rapport de e à un sans changer leurs distances à l'axe du solide.
Si, au contraire, la source étant constante, l'ouverture de l'instrument varie, devient D fuis plus grande par exemple, on obtiendra lu nouvelle image en augmentant toutes les ordonnées du solide dans le rapport de D^ à nn, et en diminuant, en même temps, dans le rapport de un à D, les distances à la courbe limite de l'image géométrique des difTércntS points de la zone didractée. Le solide lumineux nouveau résulte ainsi de l'ancien par une double déformation; ses dimensions verticales sont augmentées