‹ Traité d'astronomie stellaire (volume 2)Chapitre 39 sur 211 · CHAPITRE II. — DESCRIPTION GÉNÉRALE DU CIEL ÉTOILE. 5y · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — DESCRIPTION GÉNÉRALE DU CIEL ÉTOILE. 5y

aient existé, quoique alleignant la liniile de prëcision qu'on puisse obtenir ainsi, ne donne guère que la minute d'arc.

La substitution des observations dans le méridien aux observations des azimuts et des hauteurs réalisées par l'installation murale des anciens sextants et quarts de cercle alors employés, l'adjonction à ces appareils de lunettes munies de micromètres par IVIorin et Gascoigne, mais surtout l'introduction, par Picard, Âuzout et Rœmer, de nouveaux types d'instruments tels que lunette méridienne et instrument des passages dans le premier vertical, types que nous employons encore aujourd'hui, ainsi que les règles qu'ils indiquèrent pour garantir la marche des pendules contre les influences perturbatrices, réformèrent complètement l'Astronomie pratique et lui donnèrent bientôt une précision jusqu'alors non seulement inconnue, mais inespérée.

33. Halley. Flamsteed, Lacaille, — Le premier Catalogue, provenant d'observations faites avec un instrument muni d'une lunette, est celui où Hallcy résume les résultats de sa campagne à rrie de Sainte-Hélène (1677-1678) (*). Il contient les longitudes et les latitudes de 34 1 étoiles australes jusqu'à la 6' grandeur.

A partir de cette époque, les observations astronomiques deviennent de plus en plus nombreuses et, dans les Catalogues qu'elles servent à former, l'usage s'établit de publier, non plus les longitudes et latitudes des étoiles, mais leurs ascensions droites et déclinaisons; voici les principaux par ordre de date.

En tête vient (1725) le Catalogue de Flamsteed (*^), qui renferme, par ordre d'ascension droite, la liste de 29.34 étoiles, avec la notation de Bayer pour toutes celles de son Atlas et la position dans la constellation pour la plupart des autres; les numéros, dits de Flamsteed, sont dus à Bradley.

En 1763 paraît le premier Catalogue de l^acaille (•■^) donnant les

( ' ) Catalogus stellarum auslralium sive supplementum catalogi Tychonici observationibus in insula Sanctœ Helenœ fiabitis, 1679.

(*) Stellarum inerrantium catalogus britannkus ad annunip Christi complet uni 1691.

(•) Cœlum australe stelliferum seu obser^ationes ad construendum stellarum australium catalogum institutce in Africa ad Caput lionœ Spei, 1763.

58 TRAITÉ d'astronomie STE1.LAIRE.

posilions d'un petit nombre (1942) des étoiles observées par lui pendant son séjour au Cap de Bonne-Espérance. L'ensemble des observations deLacaille a élé réduit depuis (1847) P^'" Hendcrson; il en est résulté le Catalogue dit Catalogue de Lacaille, publié par les soins de Y Association britannique, qui contient les positions de 9766 étoiles jusqu'à la 7*^ grandeur.

On ne saurait, surtout si on les met en regard de la faiblesse des moyens dont il disposait, trop insister sur Tabondance et la valeur des résultats qu'a obtenus Lacaille dans sa campagne australe de quatorze mois : revision du Ciel austral, détermination des parallaxes de la Lune et de Mars, et positions exactes de prés de 10 000 étoiles.

La lunette de i^acaille n'avait, en effet, que o'",73 de foyer et i3"'",3 d'ouverture; elle était donc à peine plus large qu'une de nos pièces de cinquante centimes, et cependant, dit-il :

« Je ne prétends pas avoir observé toutes les étoiles de la 7'' grandeur. Si j'avais eu le loisir et que cela eût été nécessaire, j'aurais pu doubler le nombre des étoiles qu'on trouve dans ce Recueil ('). Mais je m'étais assujetti à cette règle que, lorscjue plusieurs étoiles au-dessous de la 6® grandeur se trouvaient ensemble dans ma lunette, je choisissais, parmi les plus claires, celles que je pouvais observer sans incertitude et sans confusion. De là, il est arrivé que les étoiles, appelées ici de 7^' grandeur, ne sont pas toutes d'égale clarté, quoique étant toutes au-dessous de la ()^ grandeui'.

)) ... 11 ne faut pas cependant s'imaginer que ces petites étoiles soient les dernières de celles qu'on peut observer. Car, quand mon œil était bien dégagé de toute lumière étrangère, et qu'il n'était point fatigué, je distinguais facilement deux ordres d'étoiles au-dessous de ces petites que j'observais, savoir: un d'étoiles faciles à voir, mais qui se dérobent de temps en temps, de sorte qu'on peut les compter sans |)ouvoir s'assurer d'avoir observé exactement les temps de leurs immersions et émersions (par rapport aux lames du réticule de la lunette); un autre d'étoiles ([ui ne s(î font voir (|ue de tenqis en temps comme de petites bluetles. . . .

( ' \ Culum australe stelliferum. . . 1^763).

Page 1