‹ Traité d'astronomie stellaire (volume 2)Chapitre 54 sur 211 · CHAPITRE III. — GRANDEUBS DES ÉTOILES. 8l · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — GRANDEUBS DES ÉTOILES. 8l

lions d'éclat faites à Toeil nu et celles que donnaient les lunettes (*).

Son Catalogue contient les grandeurs de 2918 étoiles, déterminées tantôt à Tœil nu, tantôt à Taidc de la lunette, et constitue une tentative sérieuse de revision des estimations antérieures. Flamsteed y adopte, en les précisant, les deux subdivisions de Ptolémée et de Siifi et les dénote ainsi : une étoile marquée 3.4, par exemple, est une étoile un peu plus faible que la 3® grandeur, et une étoile marquée 4*3 est un peu plus brillante que celles de la 4* grandeur. Après lui, ce genre de déterminations fut considéré comme accessoire; les grandeurs que contiennent les nouveaux Catalogues sont presque toujours la répétition des valeurs antérieures, et, pour les estimations nouvelles, comme celles de Lacaille, leur précision laisse beaucoup à désirer.

54. W. HerscheL — C'est à W. Herschel, le fondateur de l'Astronomie stellaire, que revient le mérite d'avoir posé les principes qui servent encore aujourd'hui de base à ces estimations.

Après avoir reconnu que les grandeurs adoptées par Flamsteed étaient contradictoires, soit entre elles, soit avec les valeurs données postérieurement, il eu entreprit la revision complète. Dans ce but, il prend à part chacune des constellations et détermine les éclats relatifs de toutes les étoiles visibles à Tœil nu qu'elle renferme; toutes ses déterminations devaient être publiées successi- ^vement dans une série de Catalogues partiels renfermant chacun «an certain nombre de constellations; malheureusement, la plus grande partie de ses observations est restée manuscrite, et deux tlaialogues seulement ont été publiés; le premier se rapporte fifctix neuf constellations : le Verseau, l'Aigle, le Capricorne, le Gjgne, le Dauphin, le Petit Cheval, Hercule, Pégase et le Sagit- *-aire; il comprend en tout SSg étoiles. Le second a pour objet ''élude des constellations : le Bélier, le Grand Chien, le Petit Chien, Cassiopée, la Baleine, le Corbeau, l'Éridan, les Gémeaux ^^ le Lion; il comprend en tout Sai étoiles.

Sur ces Ï080 étoiles, 220 n'avaient pas été observées par *^'aiiisteed. En outre, sur les 35 1 étoiles communes à Flamsteed

C ') HUtoria cœlestis britannicoy 1725.

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et au premier Catalogue, 201 seulement ont, d'après Herschel,les grandeurs que leur avaient assignées l'auteur de VHistoria cœlestis britannica. Quant aux discordances, elles atteignent fréquemment deux grandeurs, et plus de la moitié d'entre elles atteignent une grandeur et demie (*).

D'après Herschel, la source réelle de ces contradictions vient de ce que Flamsteed et les astronomes postérieurs ne comparaient point les étoiles les unes aux autres, mais rapportaient séparément chacune d'elles à un étalon de grandeur purement subjectif et, par suite, absolument indéterminé; il procède donc d'une façon bien différente.

« Au lieu de donner la grandeur de chaque étoile, je la place dans une courte série, basée sur l'ordre d'éclat d'étoiles convenables très voisines. Par exemple, pour exprimer l'éclat de D, je dis CDE; par celte notation simple, je rapporte cette étoile à un étalon précis et déterminé. C est une étoile dont l'éclat est plus grand que D, et E en est une autre dont l'éclat est moindre que D. C et E sont des étoiles voisines, choisies de telle sorte que je puisse les voir en même temps que D et, par suile, les comparer dans de bonnes conditions. De même, Téclat de C est déterminé parBCD, celui de B par ABC; et aussi celui de E par DEF, et ainsi de suite.

» Ce procédé est le plus naturel, comme aussi le moyen le plus efficace d'exprimer l'éclat d'une étoile et, par suite, de mettre en évidence quelque changement qui puisse s'y produire, fait qu'il est nécessaire d'apprécier avec certitude. »

Mais cette méthode est très laborieuse, car chaque étoile doit être comparée au moins à deux autres, et souvent celles-ci ne sont

(•) On the method of observing the changes that happers to the fixed xtars; with sortie remarks on the stability of the light of the Sun. To which is added a Catalogue of comparative brightness, for ascertaining ths permanency of the lustre of stars, by William Herschel {Philosophical Transactions of the Royal Society of London for ihe year 1796; Part I, p. 166 cl suiv. ). C'est dans ce Mémoire qu'Herschel affirme pour la première fois l'analogie (oiiiplète du Soleil avec les étoiles et le considère comme étant Tune d'elles.

On the periodical star a Herculis; with remarks tending to establish the rotation of motion of the stars on their axes, to which is added a second Catalogue of the comparative brightness of the stars, by William Herschel {Philosophical Transactions for ihe year 1796; Part II, p. 452 et suiv.).

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