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CHAPITRE III. — GRANDEURS DES ÉTOILES

Étoiles

de

comparaison.

03, 69, 70 et 71 Baleine (G® gr.). <>,o

75 Baleine 8,6

V Baleine i3,o

A Baleine 16,1

jx Baleine . . 19, 1

G5 Baleine 19,1

73 Baleine 20,9

Baleine 20 , 8

a Poissons 9.6,5

Valeur

Etoiles

Valeur

de

en

degrés.

comparaison.

degrés.

Y Baleine 28,3

p Bélier 32,8

a Baleine 35,3

P Cocher 4o,6

p Taureau {2,0

P Baleine 4^)4

1 Bélier 44»^

a Taureau 5o,o

où les décimales résultent de la moyenne d'un certain nombre de -déterminations. Uobservateur doit, dans chaque cas, estimer le nombre de degrés dont l'éclat de l'étoile Mira s'écarte de ceux des étoiles les plus voisines de ce Tableau, et il aura, par soustraction ou addition, son éclat actuel en nombres (*) dépendant d'une échelle déterminée uniquement par la valeur du degré et du point pris pour origine de la graduation. Ainsi, avec le zéro pris par Argelander et la valeur qu'a pour lui un degré, l'étoile Procyon, qu'il adopte comme type d'une étoile de i'"'* grandeur, est représentée par le nombre 55. Mais il n'y a a priori amcune relation nécessaire entre ces nombres et ceux qui expriment les grandeurs stellaires.

La valeur d'un degré en différence relative d'éclat varie certainement d'un observateur à l'autre, et pour un même observateur elle doit changer avec le temps. Et, en effet, deux observateurs, déterminant par étapes successives les degrés qui correspondent a\ix deux mêmes étoiles, n'insèrent point entre elles le même nombre de degrés; tandis qu'entre les étoiles 69 et 70 Baleine et ï^rocyon, Argelander en trouve 55, Schonfeld en met 66; quant à l'influence du temps sur la valeur personnelle du degré elle est Vrès variable; ainsi, au bout de vingt ans, Argelander indique le même nombre de degrés entre les étoiles de comparaison de ^Lyre qui sont blanches, tandis qu'entre / et Ç Géplice, qui sont toutes deux rougeâtres, le nombre avait augmenté d'une unité

(') Argelander a même estimé assez fréquemment le demi-degré.

lo8 TRAITfi d'astronomie STELLAIBE.

entière. Il semble donc que dans tous les cas où l'œil est împres — sionnë par la longueur d'ondulation qui lui est habituelle, se^ sensations restent identiques à elles-mêmes. C'est là un fait tn'sremarquable.

Parlons maintenant, en peu de mots, des moyens d'observation : à Torigine, Argelander, se limitant aux étoiles visibles' à Tœil nu, les observait de même sans le secours d'aucune aide optique; plus tard, il fut amené, pour auj;menter la netteté, à se servir de faibles lunettes concaves; et, enfin, à partir de i843, il prit l'habitude d'employer, d'une façon courante, une jumelle de théâtre grossissant deux fois. Il n'en résulta, d'ailleurs, aucune diiîérence dans les estimations.

73. Moriificalions ultérieures. — La méthode que nous venons de résumer fut suivie pendant plus de trente ans par Argelan(fer et ses élèves directs, sans qu'ils aient cru devoir en rattacher les résultats numériques à la notion des grandeurs. Il était cependant une remarque importante à faire. Cette délimitation en classes de grandeur est évidemment corrélative à l'existence d'une sensation d'intensité déterminée correspondant à une différence relative minimum d'éclat; elle devait donc être considérée comme une première approximation de la mesure de cette impression, et cette vue fut confirmée par l'adoption générale de formules reliant numériquement les éclats aux grandeurs : la traduction des résultats de la méthode des degrés en grandeurs s'imposait donc, et comme les valeurs des degrés données par Argelander et ses élèves s'éloignaient peu d'un dixième de grandeur (o^^iopour Argelander, o6*",o8 pour Schonfeld), l'appréciation du dixième de grandeur paraissait pouvoir être prise comme la règle normale de l'œil.

Ce sont ces considérations qui amenèrent J.-B. Gould à tenter l'essai caractéristique dont nous avons donné plus haut les résultats.

74. Règle de Pickering, — Il en est résulté une méthode mixte basée sur l'ensemble de tous les travaux antérieurs, reconnaissant à l'estime directe par l'œil sa précision indiscutable et appli-

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