II. — Théorie
2. Formule générale, — L'effet immédiat d'un objectif ou d'un miroir aplanétique est de transformer une onde lumineuse incidente émanée d'un point très éloigné en une onde sphérique ajant son centre au foyer de la lentille ou du miroir, dont la petite partie limitée par leur ouverture libre est seule utilisée. D'un autre côté, chaque élément de celte onde sphérique peut être considéré comme l'origine d'une onde élémentaire dont rintensité est proportionnelle à sa surface, et les phases de toutes ces ondes élémentaires sont les mêmes au moment où elles quittent la surface sphérique. Mais, pour arriver en un point du plan focal autre que le fojer, ces ondes élémentaires ont à parcourir des chemins inégaux.
Si le point est tellement situé que la différence de marche des ravons provenant de deux éléments de l'ouverture, symétriques par rapport à son centre, est une demi-longueur d'onde ou un de ses multiples impairs, les vitesses vibratoires élémentaires seront égales et de signe contraire, le mouvement vibratoire résultant sera nul : il n'y aura point de lumière. On trouvera au contraire une série de zones lumineuses correspondant .aux points où cette différence de marche est ou nulle (comme pour le foyer) ou égale à un multiple pair de la demi-longueur d'onde. Le problème est de déterminer la position et l'étendue de ces zones lumineuses et obscures.
de V Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg, 7» séri«', vol. XXX ).
11. Struve, Ueber die allgemeine Beugungsfigur in Fernrohren {Mémoires de r Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg, 7* sérif, vol. XXXIV).
K. Mascart, Traité d'Optique, vol. I, p. 3(>7 et suiv.
Ch. André, Comparaison des effets optiques des grands et petits instruments d'Astronomie (Mémoires de r Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, a* série, vol. XXX, p. !\\) et suiv.).