CHAPITRE V. — NOMBRE DES ÉTOILES ET LEUR DISTRIBUTION. l
assignés pour les deux«groupes qui encadrent celui qui correspond à l'unité entière ou à la demi-unité de grandeur sont si disproportionnellement petits qu'ils manifestent une tendance excessive à coter les grandeurs en nombres ronds ; en fait, les sommes des nombres des deux groupes intermédiaires entre deux chiffres d'unité successifs ne surpassent guère le nombre que Ton aurait obtenu par simple interpolation entre les deux extrêmes.
Dans la discussion, il semble donc plus pratique de combiner par addition chaque paire de groupes intermédiaires, de façon à en former un seul groupe de grandeur moyenne entre les deux extrêmes. D'autre part, il convient de combiner les résultats de V Uranometria nova, de V Atlas cœlestis et de la Bonner Durchmusterunff qui complète les indications des deux premiers; les nombres ainsi obtenus correspondent à la partie du ciel comprise entre le pôle arctique et le 36^ degré pour l'un et le 38* degré pour Taulre de déclinaison australe, c'est-à-dire à peu près aux ~ de la sphère céleste; on les ramènera ensuite à ce qu'ils seraient si l'observation s'était bornée à l'hémisphère boréal seul et l'on aura le Xableau suivant que nous considérerons comme définitif.
Hémisphère nord.
Nombre Grandeur. d'étoiles.
•2,1 2,5 ai
Total 7800
Pour l'hémisphère austral les mêmes renseignements nous sont donnés par Gould dans V Uranometria argentina qui comprend
l34 TRAITÉ D*ASTRO>'OMIB STBLLAIIE.
les positions et les grandeurs de toutes les étoiles jusqu^à i^ y^ grandeur incluse, comprises entre le pôle sud et le parallê-*^ de lo" de déclinaison boréale correspondant à Téquinoxe moy^*^ de 1875,0.
Dans cette portion, qui correspond à fort peu près aux — 5~ô (0,58682) de la sphère céleste, Gould compte 6694 étoiles au ^traies et 991 étoiles boréales; en se bornant à Thémisphère au^^traly on a le dénombrement suivant :
Hémisphère sud.
Nombre Grandeur. d*étoiles.
Total 6694
Le nombre total des étoiles, dites visibles à Tœil nu, ou luisantes, trouvé pour Thémisphère nord est donc un peu plus grand que pour Phémisphèrc sud; mais, avant d^en conclure que l'hémisphère boréal est réellement plus riche en étoiles de cette espèce que rhémisphère sud, il faudrait avoir tenu compte de la différence d'acuité de vision des différents observateurs et en particulier de l'induence spéciale de la vue si perçante de Tastrononie de Munster (Heis). 11 convient donc de laisser cette question en suspens.
Malgré l'augmentation considérable que l'emploi des lunettes a apportée dans le nombre des étoiles dites visibles à l^œil nu, on ne peut, même avec la plus grande attention, l'élever au delà de 12000 à i4ooo, et pour un œil peu entraîné il ne surpasse pas