CHAPITRE V. — NOMBRE DES ÉTOILES ET LEUR DISTRIBUTION. l
et le petit nombre des étoiles qu'elle renferme rendent compte de la différence : « On est môme tenté» dit Struve « de regarder la progression trouvée comme une loi de la nature, et de placer la limite des étoiles de première grandeur à la distance de 0,1768. L'hémisphère de ce rajon renfermerait 17,1 étoiles, et il faudrait ajouter aux 9 étoiles boréales de première grandeur, selon Argelander, les 8 étoiles boréales les plus brillantes parmi celles qui sont des classes 2.1 et 2 de l'Uranomélrie, savoir a Cygne, Castor, Y,, £ et a Grande Ourse, a Andromède, y Orion et p Taureau ou Y Lion. »
Cette conclusion ne doit cependant être acceptée qu'avec une certaine réserve; la progression géométrique ne se retrouve plus dans les rayons correspondant aux classes de grandeur de Besscl; mais il était bon de la citer afin de montrer par un pareil exemple tout l'intérêt qui s'attache à la construction précise d'une échelle type pour les grandeurs stellaires.
108. Remarque, — Ajoutons en terminant que, d'après un travail récent de Kapteyn ( * ), les étoiles de même grandeur situées dans la voie lactée ou en dehors ne sont pas à la même distance moyenne : cette assertion qui infirmerait les conclusions de Struve sur la distribution des étoiles ne nous semble point devoir être admise sans une confirmation sérieuse.
(') Mémoires de V Académie d'Amsterdam, 1893.
l66 TRAITÉ I) ASTRONOMIE STELLAIRE.