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CHAPITRE XVII. — ÉTOILES DOUBLES PHOTOMÉTRIQUES, ETC

au momenl de leur lever, se trouveraient sur la ligne des yeux, seraient donc sur une perpendiculaire à cette ligne au moment de leur coucher; par conséquent, si l'on déterminait par Tobservation directe les éclats relatifs de ces deux étoiles depuis leur lever jusqu'à leur coucher, l'une d'elles paraîtrait diminuer progressivement d'éclat par rapport à l'autre et l'on en déduirait une période de variation de un jour. C'est ce que Chandler a constaté dans sa belle série d'observations de U Pégase (*) où ses déterminations ont été répétées chaque jour à des intervalles d'au plus une demi-heure.

Lorsque l'observation, au lieu d'être ainsi continue, se limite aux environs des points tropiques, ceux-ci se trouvant à toutes les heures de la nuit pendant la saison de visibilité, et par suite l'étoile de comparaison prenant successivement toutes les positions relativement au cercle horaire de l'autre, la durée de la j)ériode de variation apparente d'éclat se rapportera à l'année : telle est l'explication que Yendcll a donnée de la variabilité qu'il avait cru devoir attribuer à l'étoile Ch.(8ioo) Céphée et aussi de la période secondaire d'environ un an qu'il avait indiquée pour XCjgne(2).

On éviterait évidemment cette cause d'erreur en s'aslreignant à incliner du même angle, dans toutes les observations, la ligne des jeux sur celle qui joint les deux étoiles; mais, outre que cela serait souvent très gênant surtout pour les étoiles télescopiques, il est nombre de cas où il serait impossible d'y arriver. On arriverait à un résultat analogue en prenant deux étoiles de comparaison dont, au moment du lever, Tune soit sur une horizontale avec la variable et l'autre sur une verticale; mais cette condition est loin d'être toujours réalisable.

Aussi, pour les étoiles d'éclat inférieur à la cinquième grandeur, W. Roberts (^) a-t-il proposé et employé le moyen suivant.

On les observe deux fois, d'abord avec un oculaire terrestre.

( ' ) Astronomical Journal ^ n" 374.

{-) Yendell, Observations of .X Cygni for the year 189.3 {Astronomical Journal, n«314).

(^) A.-W. RoBERTS, The élimination of position-error in the observation of variable-stars {Astronomical Journal ^ n» 381).

puis immédiatement après avec un oculaire astronomique ordinaire qui renverse les images; on double ainsi, il est vrai, le nombre des observations, mais celte fatigue est compensée par Tavanlage de n'avoir à prendre aucune précaution pour la position de la tête et de celles des étoiles de comparaison (*); de plus, en raison de rallernance de deux observations dont les résultats sont différents, l'observateur est, dans chaque cas, moins influencé par le souvenir des nombres antérieurs. En fait, l'erreurinoyenne de M. Roberts est ainsi tombée de o^"^, 12 à environ o^^joS.

IV. — Première explication des apparences précédentes dans un cas simple.

Toutes les apparences signalées plus haut peuvent s'expliquer en supposant que ces étoiles variables constituent des systèmes binaires très serrés et dont le plan de l'orbite est assez peu incliné sur la ligne de visée pour qu'à chaque révolution il y ait occultalion réciproque des deux composantes.

•iil. Principes généraux, — Pour plus de clarté, nous examinerons d'abord le cas simple 011, le plan de rorbilc passant par la ligne de visée, l'occultation est centrale, et où en outre les deux étoiles sont égales en dimension. Soient ABPDA. l'orbite relative du compagnon, le sens du mouvement étant indiqué par la flèche, PA son grand axe (P désignant le périastre et Al'apoastre) incliné d'un angle a sur la ligne de visée VV; il jaura occnllalion lorsque le compagnon, soit à sa conjonction inférieure I, soit à su conjonction supérieure S, traversera le cvlindre circonscrit DEBC à Télolle j)rincii)ale parallèlement à la ligne de visée, et dans chacun (le ces deux cas, il j)arcourra sur le plan perpendiculaire à cette ligne le même arc Ce =^Dd égal au diamètre apparent de l'étoile, les niaxima d'occultation ou minima d'éclat correspondant aux points I et S, milieux de ces arcs.

(') I/«M iilairc loiTcslro étant I>raucoii|) plus loiigf que raslronomiqiu*, on ilovra (^lia(jur {(H> ivliau>s<'i- convenahlonicnl la lunrtto, sans <]U(>i la position tie la Ivlc serait (JiUVrontc av«'c les deux (iculaiics cl il en pourrait résulter uno erreur >yslciiiati<juo.

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