CHAPITRE XIX. — ÉTOILES MULTIPLES
483. ^'Orion. — Ce système multiple, situé dans la « Gueule du Poisson » de la grande nébuleuse d'Orion, a été découvert en 1787 par W. Herschel, lorsque, pour premier essai de son télescope de 4o pieds, il le dirigea vers ce remarquable objet. Il le trouva composé de quatre étoiles rapprochées qui, rangées par ordre d'ascension droite, sont
^^, 7^»5 grenat, B, 8'^% rougeàlre, G, G*% blanc pâle, D, 7»% lilas pâle,
et, à cause de la forme géométrique de leur configuration, il l'appela Trapèze d'Orion, nom qu'on a conservé depuis malgré les additions ultérieures. Ces quatre étoiles, dont la plus grande dislance est 21", ont, en outre, d'après Maedler, le même mouvement propre : elles constituent donc certainement un système physique. Cinquante ans après W. Herschel, W. Struve (1826) trouva, avec un objectif de o™,32, tout au voisinage de A, une cinquième étoile a, qu'il estima de lo*"", 5; on Ta observée depuis avec des instruments de o",io, et même de o°*,07 d'ouverture (/Ig- 88).
En i83o, J. Herschel découvrit avec une ouverture de o", 3i et tout près de C une sixième étoile c qu'il estima de la^*" : Warren de la Rue Ta vue depuis avec un objectif de o",io et Burnham avec une ouverture de 0^,09 (').
(') Eq outre, deux étoiles 1res faibles (i3»') onl été vues par J. Herschel très près du Trapèze, et, d'après lui, font partie du môme groupe.
3l8 TRAITÉ d'aSTRO.NOXIR STELLAIRE.
Il est difficile d'adnietlre que, si, à l'époque de W. Herschel, ces deux dernières étoiles avaient eu leur éclat actuel, elles aienl pu échapper à son œil exercé; aussi est-on porté à les considérer comme des variables à longue période, qui depuis lors auraient augmenté progressivement d'intensité lumineuse.
Ajoutons que ce svstème couiplexe est Tun des plus serrés, la distance à A de la composante la plus éloignée n'atteignant pas 22'