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CHAPITRE XXIV. — SOLEIL CENTRAL. ^iS

stitulion. L'hypothèse de l'égale répartition des étoiles n'étant pas très éloignée de la vérité, nous l'adopterons et nous supposerons successivement l'amas intérieur comme formant un amas globulaire sphérique, et ensuite comme une couche limitée à deux plans parallèles : Sa constitution étant évidemment intermédiaire entre les deux, l'ensemble de leurs propriétés communes nous renseignera, tout au moins approximativement, sur la loi cherchée.

Or, on démontre aisément que :

1® Dans le cas de l'amas globulaire sphérique, toutes les étoiles composantes tournent dans le même temps suivant des cercles autour du centre C d'attraction, et que, par suite les déplacements réels de chacune d'elles, pendant l'unité de temps, sont proportionnels à leurs distances à ce centre C.

2** Dans le cas de la couche siellaire d'épaisseur relativement faible, les carrés de ces temps de révolution sont proportionnels aux distances au centre d'attraction ; et, par suite, les déplacements réels de chaque étoile, pendant l'unité de temps, sont proportionnels aux racines carrées de leurs distances au centre C.

Il résulte donc de ces deux énoncés que dans l'amas stellaire considéré, et par suite dans le système d'ensemble formé par la Voie lactée, les déplacements réels des composantes pendant l'unité de temps sont nuls au centre C, très faibles en son voisinage et vont en croissant progressivement dans chaque direction, depuis le centre C jusqu'aux limites extérieures du système où ils seraient maxima.

Si nous connaissions les déplacements réels d'un assez grand nombre d'étoiles, la première de ces conditions donnerait de suite la position du centre C, la seconde lui servant ensuite de contrôle; mais nous n'en avons les valeurs que pour un bien petit nombre de ces astres; il faut donc procéder d'une façon indirecte et approximative.

561. Application de ces conditions. Premier lieu géométrique du point C. — Une première remarque limitera le champ de notre recherche.

Notre Soleil étant une étoile simple, la suite de ses positions dépend uniquement du lien général qui régit le système, lien en vertu duquel il se meut dans une orbite décrite autour du

4j6 traité d'astronomik stbllaire.

point central C. Si donc nous pouvions affirmer que (Tamas étant globulaire) cette orbite est un cercle, nous serions par là même assurés que le point C est à angle droit du point O de la sphère vers lequel le Soleil se meut (n" 134); le grand cercle, décrit de ce point O comme pôle et passant par Persée, le Bélier, le Taureau, puis à travers Téquateur par Pégase 8^ à Touest du point vernal, contiendrait évidemment le point central, et c'est sur ce grand cercle qu'il conviendrait de le chercher; cette conception n'est certainement qu'approximative, mais elle n'en donne pas moins une indication importante.

Nous sommes ainsi amenés à examiner quelles sont, parmi les étoiles que rencontre ce grand cercle, celles dont les déplacements réels sont ou nuls, ou tout au moins fort petits.

En raison du mouvement de translation du Soleil, ceci revient à chercher les étoiles dont les déplacements sont identiques en grandeur et de direction opposée à celui du Soleil.

Mais l'observation ne donne que les valeurs angulaires des déplacements des étoiles vues du Soleil, et dans l'ignorance où nous sommes de leurs distances à cet astre, nous ne pouvons en déduire leurs valeurs linéaires : notre comparaison doit donc se borner aux directions, de sorte que, pratiquement, la condition précédente se réduit à celle-ci : « Une étoile située au point central ou en son voisinage immédiat doit avoir pour direction de son moui^ement propre celle que lui assignerait son mouvement parallactique seul. »

Sur le trajet du grand cercle décrit plus haut, les seules étoiles du Catalogue de Madler satisfaisant sensiblement à celte condition forment un groupe, occupant à peu près le septième de ce grand cercle à 90^ de distance de son nœud sur le cercle galactique et voisin de la constellation du Taureau; ce sont, avec les valeurs de l'angle que leur mouvement propre apparent fait d'après lui avec leur mouvement parallacli(|uc, les étoiles :

Y Bélier -r-io

4 Taureau -1-7

I Gémeaux -f-iA

Les Pléiades -f-12

a Taureau (approximalivemeiil ) -+- 3

loi Taureau -hi'i

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