‹ Traité d'astronomie stellaireChapitre 278 sur 281 · CHAPITRE XXIV. - SOLEIL CENTRAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV. - SOLEIL CENTRAL

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fort petite et le rapport ^tp diffère fort peu de cosc, c'est-à-dire

de Tunîté.

De cette égalité des distances au Soleil central on en conclul l'égalité de leurs mouvenienls réels autour de ce centre.'

Or, le mouvement propre de la 6i* du Cygne étant l'un des plus forts que nous connaissions (322'', i par siècle), nous admettrons tju'il se produit perpendiculairement à la ligne de visée; et comme il est le troisième côté d'un triangle dont les deux autres sont le mouvement angulaire réel de l'étoile et la projection du mouvement du Soleil et dont les angles sont connus, on en déduit jîour la valeur p de ce mouvement angulaire par siècle

lequel est aussi le mouvement angulaire séculaire de notre Soleil vu directement d'une distance égale à celle de la (h® du Cygne : projeté sur la ligne qui va du Soleil aux Pléiades, il correspond à un arc de 4 10''. "5 vu à la même distance. Or le mouvement séculaire de notre Soleil vu du centre C, lequel est égal au mouvement propre d'Alcyone, est de 5'', 82; les distances CS et SY sont donc

dans le rapport

SY 0,8i i

CS 4ï«î75 7^1 ï *

adoptons pour la parallaxe de la 61'^ du Cygne la valeur o",'6i8^ donnée par Bessel et Peters, nous en déduirons pour celle d'Alcyone le nombre

o",ooi6,

et, pour sa distance à notre Soleil en unité astronomique ,

43 i3>ooo,

ou, en temps de lumière,

yi'j ans.

On en déduirait, pour le déplacement orbital de notre Soleil autour de C, une vitesse de

Gi^"',:î ù la seconde.

vitesse à peu près double de celle de la Terre dans son orbite annuelle.

Mais ces résultats numériques résultant de deux hypothèses, il convient de les contrôler par comparaison avec d'autres obtenus par des voies différentes et plus sûres.

Nous avons vu (n" 147) comment la méthode spectrale donne directement la vitesse linéaire du déplacement solaire : or, la valeur précédente concorde presque exactement avec le résultat (60''™) de la première de ces déterminations, faite par von Kovesligethy; mais les observations spectrales ultérieures ont conduit à des valeurs beaucoup plus faibles, si bien que la moyenne des déterminations les plus récentes de Kempf et Risteen donne pour cette vitesse, en chiffres ronds,

16*"" à la seconde.

Avec elle, la parallaxe d'Alcyone serait de

o',oi7,

la distance de notre Soleil au centre du système deviendrait

1(876000, en unité astronomique,

ou

192 ans, en temps de lumière.

et par suite très sensiblement la distance moyenne des étoiles dr 7*" grandeur. Ce sont les nombres que nous adopterons.

570. Masse stellaire comprise dans la splièrc aboutissant à notrr Soleil. - - La troisième des lois de Kepler

appliquée à cet ensemble, supposé formant un amas globulaire spliérique, donne

M — '3'25i<»o() niasses solaires.

A première vue, ce chiffre est considérable et bien supérieur j celui qu'indiquerait le nombre des étoiles que nous y pouvons admettre; tout en tenant compte de rincertilude qui entoure (*•• résultai, on doit en conclure que, ou bien :

i" Les niasses de ces étoiles sont en moyenne très supérieures à celle de notre Soleil:

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