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CHAPITRE XXIV. — SOLEIL CENTRAL

1"* Une grande partie de cette masse appartient à des corps invisibles pour nous.

Mais tous les résultats obtenus sont contradictoires avec la première hypothèse; la seconde, au contraire, concorde avec les inductions auxquelles nous amène l'observation.

Nous avons ainsi une confirmation éclatante et inattendue de la.belle conception de Bessel, dont TexCension a formé VAstronomie de V invisible.

571. Distance réciproque des étoiles. i\otre Soleil est dans une région pauvre en étoiles. — Le quotient du volume de cette portion de l'amas par sa masse donne le volume de lu sphère qui, dans la région voisine de notre Soleil, renferme une masse stellairc égale à la sienne, c'est-à-dire dans laquelle doit, en moyenne, se trouver toujours une étoile; son diamètre est donc, pour cette région, la distance moyenne réciproque de deux étoiles contiguës : calcul fait, il est de

i583o2 unités astronomiques,

tandis que, d'après l'ensemble des observations, la distance

moyenne probable (n° 184) des étoiles de première grandeur

est de

986000 unités astronomiques.

En réalité, les étoiles les plus voisines de nous sont donc bien plus éloignées que si leur distribution était uniforme ; on doit en conclure que la région qui entoure notre Soleil est relativement pauvre en étoiles, proposition qui met en évidence, au sein de notre amas stellaire, la distribution des étoiles en amas partiels, que W. llerschel avait donnée comme conclusion (n'* 118 > de sa longue étude de la Voie lactée.

TRAITÉ d'astronomie STBLLAIRE.

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