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CHAPITRE XV. — ASTRONOMIE DE L^INVISIBLE. l

bientôt observé avec des objectifs d'ouvertures beaucoup moindres (dans l'hiver de 1873-18747 Wilson, à Rugby, Ta observé avec un objectif de o'",2i et Knott, à Kuckfield, le 2 janvier 1866, avec un objectif de o",i7): aussi, dans la liste où, en 1892, A. Auwers a réuni toutes les observations faites depuis 1862, cet astronome en compte-t-il 181, malgré une interruption presque totale de quatre ans (1888-1892) due à la trop grande proximité angulaire du compagnon (^ ).

Leur combinaison a conduit cet astronome aux éléments suivants, pour l'orbite relative du compagnon par rapport à l'étoile

principale :

/i=— 7''2877, SI = 37.30,7,

qui diffèrent comme on le voit fort peu, pour les éléments qui leur sont communs, de l'orbite théorique obtenue plus haut avec les positions méridiennes de l'étoile principale seule.

L'adjonction de ces nouvelles données est d'ailleurs fort importante : en effet, on a, en désignant par M et m la masse de Sirius et celle de son compagnon,

— = ou = — =2,247;

la masse du compagnon de Sirius est donc à fort peu près la moitié de celle de l'étoile principale; et d'autre part, si l'on adopte pour parallaxe la valeur

ir = o'38±o,oi,

donnée par Gill et Elkin, on a

M -4- m = 3,24» M = 2,20, m = 1 ,04 et a =21,1;

limasse du compagnon serait donc égale à la masse du Soleil et celle de Sirius en serait le double; quant au demi grand axe réel

(') \. AuWEiis, Beitrâge zttr Kenntniss des Sirius Systems {Astronomische ^'achrichten, n*»* 3084-85).

(') La durée de la période et le moyen mouvement provenant de l'orbite théorique ont été conservés.

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de Torbite du compagnon il serait sensiblement égal à vingt fois Tunité astronomique, soit à fort peu près le demi grand axe de l'orbite d'Uranus.

Or, nous savons que le Soleil, transporté à la distance de Sirius, paraîtrait comme une étoile de 7,8*^ grandeur : le compagnon de Sirius ne différerait donc pas énormément du Soleil en éclat; mais, de son côté, la quantité de lumière envoyée par Sirius étant environ cinq cents fois celle du Soleil, on doit en conclure que l'éclat intrinsèque de cette étoile est beaucoup plus grand, et que, par suite, très vraisemblablement sa température est aussi beaucoup plus élevée que celle de l'astre central de notre système.

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