‹ Traité d'astronomie théorique (volume 2)Chapitre 21 sur 232 · LIVRE ni, C H A p. I · texte numérisé non relu

LIVRE ni, C H A p. I

puissant ressort, les différens obstacles qu'il a à vaincre, ou les objets partibuliers qui l'attirent, produisent des actions qui au premier regard ne présentent aucun .amour propre , mais des sacrifices désintéressés, tels que les nobles verfus de l'humanilé, du patriotisme, etc. de même la gravitation uni« verselie est la source de tous les mouvemens qui produisent Tharmonie de l'uni» vers, et dans lesquels l'observateur superficiel s'aperçoit aussi peu de l'attraction, que lorsque la planète périhélie s'éloigne du soleil. Ainsi qu'un conquérant, le soleil s'empare de tous les astres moins puissans, mais seulement pour prévenir les désordres de l'anarchie dans son domaine, et pour y répandre la lumière et la chaleur.

On pourrait demander, s'il y a, ici comme danjs le monde intellectuel, des anomalies, des actions d'un amour-propre outré, contraires au bien génér^aî , des tyrans qui ne font des conquêtes que pour détruire. Cette question a été résolue de différentes manières. Il paraît que de pareils abus ne peuvent pas être supposés ici ,^ où l'instinct et les moyens de le satisfaire, découlent de la même source j les dérangement partiels contribuent à la perfection générale^ et toute riiisloire de l'astronomie nç présente aucun exemple incontestable de la destruction d'un corps céleste. Personne ne peut former comme l'astronome, ce voeu que les lois de l'auteur de la nature soient remplies aussi fidèlement dans le monde intellectuel^ que dans le monde matériel. , '

§. S-j. On verra {Chap. III!), que le principe /de îa réaction prouve rigoureusement, que toutes les planètes qui se meuvent autour du soleil suivant les lois de Kepler, doivent être douées d'une force centrale , proportionelle à leurs masses divisées par le carré de la distance. Partout où l'on peut faire des expériences, elles viennent à l'appui de cette vérité, sans qu'il y en a aucune qui lui soit contraire. Chaque planète fprce les astres qui approchent d'elle, de circuler autour d'elle suivant les lois de Kepler, comme les planètes entourées de satellites j ou si son attraction est surpassée par une autre plus forte ^ elle a du moins une influence sur son mouvement, tout- à -fait conforme à la loi d'attraction. Chaque calcul, fondé sur cette hypothèse, en fournit une nouvelle preuve, s'il satisfait aux phénomènes^

e^ ASTEGNOMIEPHYSIQUE

ainsi toute l'astronomie physique, et principalement la théorie de3 perturba* tions, à l'aide desquelles les^tables modernes sont si bien d'accord avec les observations , est une suite de preuves nombreuses de l'attraction générale. Il sera bon cependant, de rassembler ici les faits les plus impcrtans.

On a vu (II. §. 3iie SaS.), que le rapport qui existe entre les révolutions des satellites de Jupiter et de Saturne, qui ont été déterminées par les observations d'une longue suite d'années, et entre leurs distances à la planète principale, mesurées avec le micromètre, sont entièrement conformes à la troisième loi de Kepler^ que plusieurs de ces satellites décriveut des ellipses suivant les lois de Kepler (II. §. 3i8. 33i.).j et qiie le mouvement des autres satellites paraît être circulaire et uniforme, en^orte qu'ils décri= vent des secteurs proportionnels au tems. H s'en suit que Jupiter, Saturne et Uranus sont doués d'une force centrale , qui agit suivant la même loi que celle du soleiL

-Les perturbations considérables que Jupiter et Saturne exercent l'un sur l'autre, prouvent que la force attractive de ces deux planètes agit sur tous les corps qui approchent de leur sphère d'activité 5 et il en est de même des autres planètes. L'application que la théorie moderne a faite d^ cette loi, dans tous les cas où deux astres sont assés près l'un de l'autre, et la grande précision que les tables astroncaniques doivent à ceile application, sont la preuve la plus complète, que tous les corps sans exception s'attirent mutuellement avec une force, réciproque au cane de la distance.

§. 38. L'exemple de la planète que nous habitons, mérite une attention particulière, parce qu'il donna à Newton la première idée de la gravitation universelle, et qu'il est en notre pouvoir de faire des expériences sur la planète même. La base de toute la théorie de la lune est l'ellipse que ce satellite décrit autour de la terre suivant les lois de Kepler, ce qui prouve une force centrale de la terre, réciproque au carré de la dislance (Z. //. Çh. /.). Ses écarts de l'ellipse, ses inégalités ou équations, s'expliquent parfaitement par la force centrale du soleil, qui agit sur la lune aussi bien que sur la terre; ce qui est une nouvelle confirmation de l'attraction universelle, ainsi qu'on l'a vu. Mais il j a d'autres réflexions qui regardent

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