LIVRE ÎII, C H A P. IV. m
La seule quantité absolue que renferme la table précédente, est la cbute des graves à la surface des planètes, exprimée en pieds de France. Pour les masses et densités, la table ne donne que des rapports. On y Toit par ex. que le soleil a 354790 fois plus de masse que la terre, et que celle-ci est quatre fois plus dense que le soleil 3 mais elle n'indique pas la quantité de masse contenue dans chacun de ces globes, et Ton ne sait pas si la terre entière est plus ou moins compacte que Teau ou For, On a essayé de déter-miner cela de la manière suivante. Puisqi\e l'attraction en raison directe des masses et en raison inverse du carré de la distance est une propriété générale de tous les corps, on parviendrait à connaître la masse de la terre, si l'on pouvait mesurer Taitraction, exercée par un corps dont la masse et la grandeur sont connues. Il est aisé de voir, que cette masse doit être fort grande, afin que son attraction soit sensible par rapport à celle de la terre, ou à la pesanteur: on a donc choisi, pour cet effet, les grandes masses des montagnes, et l'attraction latérale qu'elles exercent sur le fil- à -plomb d'un quart -de -cercle, dont la maindre déviation de la position verticale devient sensible , par les observations de la hauteur méridienne d'une étoile qui passe à peu près par le zénit. Si l'on a observé cette hauteur au nord et au sud d'une montagne y et qu'on ait réduit les deux hauteurs à une seule, en les corrigeant par la différence de latitude entre les deux points où l'on a fait les observations, la diûerence qui se trouvera entre les deux hauteurs malgré cette correction, sera FeiTet de Fattraction delà montagne sur le fil-à-plomb j et il est visible, que ce petit angle peut servira déterminer le rap ort entre les attractions de la montagne et de la terre. Or, si l'intérieur de la montagne est assés uniforme, et sa torme extérieure assés régulière, il est aisé de mesurer son volume, sa masse,, ei sa densité^ d'où Von conclura celle de la terre ,. les distances étant connues. C'est ainsi que Bouguer en Amérique , et Maskeiyne en Ecosse , ont trouvé la densité moyenne de la terre deux fois plus grande que celle des montagnes,, auprès desquelles- ils avaient fait ces observations,- ou quatre à cinq fois, plias grande que la densité de Feau. Là terre étant aussi quatre fois plus dense que ie soleil ^ il s'en suit que la densité moyenne àw soleii est à peu? près' égale k
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lia A S T R O N O M î E P H Y S I Q U E
celle de Ueau. Si ce résultat était sûr, ce aurait une mesure absolue, qui servirait à déterminer la densité et la masse de ious les corps du système solaire, à l'aide des rapports donnes dans la table précédente. Mais ceci même ne serait, rigoureusement parlant, qu'un rapport, parce que nous igno" rons la densité absolue iie l'eau«
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