CHAPITRE PREMIER
Mesure des angles.
§. I. %^n ne peut pas douter que le mouvement diurne , commun à tout le ciel , ne soit le premier phénomène qui engagea les hommes à entreprendre des recherches astronomiques. La courte durée de sa période j la variation perceptible à plus d'un sens , de jour et de nuit , de chaud et de froid, du bruit et du silence 3 les scènes pittoresques du ciel étoile, qui changent si rapidement : tout cela ne put que donner aux premiers habitans de la terre, en peu de jours, une idée grossière du plus simple de tous les mouvemens célestes. Cette idée fut le germe fertile qui a produit successivement toutes les connaissances qui composent les sciences astronomiques ; et la marche simple et uniforme de "ce mouvement , son invariabilité , et la facilité de l'observer, font que même à présent, toutes les observations y sont réduites , et que le système^ entier de l'astronomie doit partir de là.
Le propre objet de l'astronomie , regardée comme une branche des mathématiques, ou ce qu'il s'agit ici de mesurer, est le mom'eîueni des corps