CHAPITRE X
[anomalie du soleil.
§. i35. I— 'a détermination exacte de la grandeur apparente du soleil est probablement ce qui a donné lieu k une des plus importantes découvertes de l'astronomie, les variations de la distance du soleil à la terre. La lumière qui environne le soleil, quand il est regardé sans lunettes, opposait à la mesure exacte de son diamètre , un obstacle insurmontable pour les anciens astronomes 5 et il faut admirer la précision, avec laquelle Archimède, par une méthode imparfaite mais fort ingénieuse , a pu renfermer le diamètre du soîeil entre les limites de — et -— de Tangle droitp c'est-à-dire,
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entre 27' et Z'x'b^",']. Les Egyptiens le déterminèrent par le tems que le
soleil emploie à s'élever sur l'horison, de -— - à • de la circonférence, ou
de 28^4^^' à 3o'5i^',5) et Aristarque de Samos le trouva égal à — zz. 3o'. Mais ces limites étaient beaucoup trop vagues, pour indiquer les variations du diamètre, qui ne montent qu'à i\ Les anciens ne- se doutant donc pas de cette variation, supposèrent le diamètre du soleil constamment égal à environ So', ce qui ne s'écarte que de 2' de la vérité. Mais depuis l'in- Tention des lunettes on ne tarda pas à apercevoir, que le diamètre du soleil était plus OU: moins grand en différentes saisons; et lorsqu'ensuite les micromètres donnaient le moyen de le mesurer bien exactement, on détermina aussi les époques, oii il avait sa plus grande et sa plus petite valeur. On trouva, qu'il était le plus grand au tems du solstice d'hiver, Je plus petit au solstice d'été, et qu'il avait une valeur mojenne au tems des équinoxes. Toutes les observations sont d'accord sur ce point, quoiqu'il y ai|