LIVRE m, C H A P. I. iS
employé, de tout tems, dans la vie civile et dans l'astronomie, pour mesurer le tems. La rotation des corps célestes en général, et de la terre en ^particulier, est de tous les mouvemens célestes que nous connaissons, le seul cjui soit parfaitement uniforme. Elle est donc jusqu'à présent la mesure fondamentale, à laquelle il faut finalement revenir,^ si l'on veut se former une idée juste des vibrations de la pendule, ou. du mouvement de notre système solaire. L'équateur et les parallèles passent par un cercle horaire quelconque avec une vitesse uniforme: depuis la culmination d'une étoile y ou de tel autre point fixe de la sphère, jusqu'à la suivante, il s'écoule chaque fois le même tems qu'on appelle jour sidéral, et qui est très-propre a servir d'unité pour la mesure du tems. Le jour sidéral est partagé, de la manière ordinaire, en 24 heures, les heures en, minutes, secondes, etc. Un tems, exprimé par le jour sidéral et ses parties, s'appelle tems sidéral ou tems du premier mobile , selon qu'on prend pour mesure du tems, le mouvement diurne d'une étoile fixe ou d'un> point de l'équateur.-
§r 142. On pourrait donc mesurer le tems^ de la manière suivante, La culmination d'une'^ étoile ou d'un point de l'équateur marque le commencement du jour, et son angle horaire dans^ \m autre instant quelconque détermine la portion du jour, qui s'est écoulée jusqu'au moment d'une ojjser*vation, et que l'on trouve par une simple proportion. Pour connaître le tems d'une observation , il faudrait donc pÎ25«rver en même tems l'^gle horaire de cette étoile, ou sa hauteur, pour en calculer l'angle hoçai^e et le tems. Mais on voit aisément les difficultés qu'on aurait à surmonter:: il serait pénible de faire deux observations au lieu d'une, il faudrait deux observateurs au lieu d'un, il serait presqu'impossible de prendre les hauteurs avec assés de précision, et dans le même instant où l'autre observation est faite. Cependant avant l'invention des pendules, les astronomes étaient obligés de se borner à cette méthode pénible et peu sure, pour déterminer le tems de leurs ob- »ervations. Ils sentaient bien cet inconvénient, et àes plus anciens tem3 on songea à effectuer un autre mouvement uniforme par le moyen des machines. Les plus parfaites sont nos pendules, auxquelles Tastronomie moderne deit une grande partie des progrés qu'elle a faits. La propriété la plus essentielle
i6o ASTRONOMIE SPHÉRîÇUE
'de ces machines est rimiformite de leur marcliej il est assés indifférent, si elle est plus ou moins vite, pourvu qu'elle soit uniforme, mais il est plus commode, si sa révolution convient avec celle du mouvement diurne. Les pendules sidérales sont arrangées de manière, à faire un ou deux tours pendant une révolution diurne : elles font donc 24 lieures , pendant que 36o degrés de l'équateur passent par le méridien. Le point de Téquateur, dont la culmination marque Torigine fies heures de la pendule, est arbitraire 3 mais on a choisi à bonne raison le point vernal o V, de sorte que les heures de la pendule et les degrés de l'équateur commencent dans le même instant. Ainsi le tems indiqué par la pendule, et multiplié par i5 (§. 108.), donne l'angle horaire occidental du point zéro de l'équateur, ou ce qui revient au même, le point qui se trouve dans cet instant au méridien {Vascensîoii droite du mi' lieu du ciel).
§. 143. Là précession des é*4uinoxes fait qu'une étoile, ainsi que le soleil, emploie plus de tems pour revenir au méridien, qu'un point de l'équateur. La précession annuelle en longitude est zz: 5o^'',i (§. 90.\ et celle en ascension droite est à peu près la même, à l'exception des étoiles circonpolaires dont on ne se sert pas pour vérifier le mouvement des pendules. Cet arc de 5o'^, converti en tems, donne 3, 3 secondes dont l'étoile passera au méridien plus tard au bout d'un an , ce qui étant distribué sur toute l'année, est insensible. Mais les étoiles ont d'autres mouvemens , connus sous les noms d'aberration et de nutation, qui s'ajoutent à la précession. Ainsi, pour déterminer le tems avec une précision convenable à l'astronomie moderne, il faut tenir compte du mouvement des étoiles. On verra plus bas, de quelle manière on trouve, pour un tems quelconque, l'ascension droite ç d'une étoile, qui donne le tems que la pendule doit marquer dans l'instant de la culmination' de cette étoile;- ce qui servira à vérifier son mouvement. Si l'on a trouvé par ex. f zn 27° 43^" i5''', le tems aiderai de la culmination de cette étoile est n: j heure 5o min. 53 aec.