‹ Traité d'astronomie théoriqueChapitre 11 sur 268 · LIVRE ï, C H A P. IL aS · texte numérisé non relu

LIVRE ï, C H A P. IL aS

niière C; dans l'opposilion Bj et de C en D, la latitude apparente est plus grande que rhéliocentrique.

La parallaxe de longitude X'zzV — / est nulle dans les syzygies, et son maximum dans les quadratures iz:-±2p sec p , augmente également avec k latitude 5 elle est positive, ou la longitude apparente /' est plus grande que /, depuis la conjonction A jusqu'à l'opposition Bj de là jusqu'à la coh- Jonction la longitude apparente est moins grande.

Il suit de l'équation tang (3^i=: w (i — /i cos a) (§. lo.), que la latitude apparente est un minimum zz:/7z(i — ^^) dans la conjonction, un maximum z::im(ï -|- /?) dans l'opposition, ensorte qu'elle augmente depuis la conjoaction jusqu'à l'opposition, et diminue depuis l'opposition jusqu'à la conjonction.

Tels sont les principes, suivant lesquels il fallait décider, par it moyen des observations, la question relative à la parallaxe annuelle,

§. 11, Vers la fin de l'an l'jaS Molineux et Bradiey comniencëreîil leurs observations relativement à cet objet important, avec des grands secteurs, faits exprès pour cet effet, et ils choisirent pour cela principalement l'étoile y du Dragon^ dont la latitude, est d'environ 70°, la longitude de 8^ 25°. Elle était donc en conjonction avec le soleil au milieu du Décembre; époque où ils commencèrent à l'observer 5 elle était dans la première quadrature G au mois de Mars, en opposition au mois de Juin, et dans la dernière quadrature D au mois de Septembre. Suivant la théorie des parallaxes (§. II.), sa latitude devait donc aller en croissant pendant les six premiers mois de l'année, et en décroissant pendant les six derniers mois: la plu» grande latitude devait arriver au mois de Juin , la plus petite au mois de Décembre, la moyenne aux mois de Mars et de Septembre. Les observateurs trouvèrent un résultat très - diiférent de celui auquel ils s'étaient attentlus. La latitude augmenta depuis le Mars jusqu'au Septembre, et diminua pendant, les six autres mois^ elle parvint à son maximum au mois de Septembre, à son minimum au mois de Mars, et la latitude moyenne arriva aux mois, de Juin et de Décembre. Chacune de ces quatre époques principales arriva donc plus tard de trois mois, où d'un quart de l'orbite de la terrre, que suivant la théorie des parallaxes. Ainsi, les phénomènes étant directe-

ment opposés à ThypcAcse d'une parallaxe annuelle, on observa plusieurs étoiles avec le même soin^, et l'on trouva toujom's le même résultat, qre la plus grande latitude arriva dans la quadrature qui suit l'opposition, et la plus petite dans celle qui vient après la conjonction. Cela ne pouvait être i'effôt des erreurs de l'instrument ou des observations, parce que toutes les étoiles donnaient le même résultat; on ne pouvait non plus penser à une natation annuelle de l'axe de la terre, parce qu'une pareille hypothèse, en expliquant le mouvement d'une étoile, était contraire à ceux des autres. Au reste, Bradley s'aperçut que, conformément à la théorie des parallaxes, la variation de la latitude de différentes étoiles était comme les sinus de leurs latitudes: il trouva encore, que la différence entre la plus grande et la plus petite latitude d'une étoile peu éloignée du pôle de récliplique, ou le diamètre du cercle que les étoiles paraissaient décrrre^ était de ^o" . Lés observations, faites longtems auparavant par Picard, Hook, et autres, se trouvèrent en général parfaitement d'accord avec celles de Bradley.

§. i3. Il fallait donc renoncer à l'hypothèse d'une parallaxe annuelle, et il ne restait que cette alternative: ou de nier le mouvement de la terre — et c'était en effet la plus forte objection qu'on avait faite depuis longtems contre ce mouvement — ou de supposer une si grande distance des étoiles fixes,, que leur parallaxe soit insensible — c'est la réponse que Copernic donna à cette objection, et ce qu'Aristarque de Samos avait déjà soutenu, en disant que l'orbite de la terre était à la distance des étoiles fixes, comme le centre d'^un cercle à sa circonférence, c'est-à-dire, comme zéro à l'unité, ou comme l'unité à l'infini. La première opinion était comfcaltue par la probabilité du mouvement annuel de la terre (§. 8,). D'ailleurs , ces phénomènes extraordinaires suivaient exactement les saisons , ils dépendaient donc évidemment d'un mouvement annuel de la terre, parce que •celui du soleil ne saurait influer sur les étoiles. On était donc -obligé de chercher d'autres effets du mouvement de la terre, qui seraient propres à expliquer ces phénomènes, et de regarder la grandeur insensible de la parallaxe annuelle comme Teffêt de l'immense distance dps étoiles, qui d'ail* leurs n'était pas improbable, parce que les meilleurs télescopes »e donnaient

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