LIVRE Iir, C H A p. X
Noeud sur son orbite, ou point automnal m 2^ 1 9^28', Inclinaison de Téqualeur sur l'écliptique zz Se* 18', sur son orbite, ou obliquité de réclipîique de Mars zii 2.^° /^i^, La rotation et les saisoiis ' de cette planète sont donc peu diiïérentes de celles de la terre*
La rotation de Jupkef, la plus rapide de toutes, a été déterminée avec une grande précision, au moyen de ses taches, qui sont très-faciles à observer. La durée de sa rotation est, suivant Cassini, Maraldi, et plusieurs autres astronomes, 9 h. 55 m. à 56 m. suivant Scliroter zz 9 h. 55 m. 33 s. Son équaîeur, qui est aussi à peu près le plan de^ orbites de ses saleliites, est inciiîié sur son orbite d'environ 3*j ensorte que les vicissitudes de ses saisons sont presqu'insensibles.
Tout ce qu'on sait de la rotation de Saturne est du à M. Herscbel. Les observations des bandes obscures et d'une tache très -^apparente lui ont donné le résultat, que Saturne tourne en 10 h. 16. m. sur un axe, perpendiculaire à cette bande et au plan de l'anneau, de sorte que Féquateur coïncide avec l'anneau: d'où il est probable, que l'anneau a à peu près la mrîne rotation, que la planète (^). M. Herschel conclut des Jcwi/ies, ou des parties lumineuses qui s'élèvent au dessus de la surface de l'ahneau , qu'il a observées avec beaucoup de soin, que l'anneau tourne sur son axe en 10 h. 32 m. 25, 4s. O* La distance du milieu de l'anneau au centre de Saturne est en» viron deux demi-diamèlres de la planète (^. i5^.). En comparant les périodes des satellites de Saturne, et leurs distances à la planète, qu'on trouvera plus bas, il résultera de la troisième loi de Kepler ;§. 126.^ qu'un satellite, placé au milieu de l'anneau, ferait une révolution en 11 heures à peu près, ce qui diffère peu de la rotation de l'anneau et de Saturne. Il est donc viai- «erablàble , que les révolutions des saleliites et de l'anneau, à proportion de leurs distances, dépendent de la rotation de Saturne, suivant des loix physiques. §. 167. Depuis la découverte de l'aplatissement de la terre, il était à pi'ésuraer, que la rotation des planètes devait pioduire lé même effet; et cette supposition a été ronfiiniée par les observations.
\1J ^Jxcouni ■<; i/i-j- iUscoi erj nf a sixth . und snventh Satellite of the Planct 8aturn [^Jt'hllos^
Travs. P'ol. J.KKX. Pari I. pag. i3. etc. ^ti) On the Satellites oft/ie }la?iet Saturn, etc. ( Tbld. Fart 11. n, tû>.\
258 ASTRONOMIERATIONNELLE
La durée de la rolfsiron de Mars est la même que eelie de la terre: or son diamètre étant environ la moiîié du diamètre de îa ierxQ^ la yilesse d'un point de l'équateur de Mars est deux fois moindre qus sur la terre: cependant son aplatissement paraît beaueonp plus considérable, ses deux diamètres étant enire eux^ suivant M. Herscliel comme 16 à i5 j suivant Selirijler comme 81 à 80 (^).
La période de la relation de Jitpîilr est -^, de celle de la terre, son équateur est 11, 4 ^o'is plus grand que Téquateur terrestre: la vitesse de îa rotation de cette planète est donc s-j fois plus grande que celle de la terre: d'où il résulte un aplatissement très-considérable; les observations donnent le rapport des diamètres zz i4:: i3.
Le rapport des diamètres de Saturne est, suivant M-. Herscliel, comms 22^1 à ao6i , k peu près comme 11 à 10. Mais ce qui est plus extraordinaire, c'est que suivant les observations de cet astronome, Saturne est doublement aplati, aux pôles et sous l'équateur, et Taplâtissement des pôles s'étend à une grande distance^ ensorte que son plus- grand diamètre est celui du parallèle de 4^° ^^ lati-tude, où la courbure de la surface, ou des méridiens-, est ausssi la plus grande. Le disque de Saturne a donc à peu près la forme d'un carré, dont les quatre coins sent arrondis. Suivant les dernières observations de M. Herscliel, l'axe de Saturne, le diamètre de l'équateur, et le plus grand diamètre aous le parallèle de 43*? sont entre eux comme les nombres 32, 35, 36 (").
M. Herschel croit avoir aperçu un aplatissement considérable de îa noi> velle planète, découverte par lui.
Le tems de la rotation du solei'l est 25,5 fois, ei son équateur 110 ■fois plus grand, que ceux de la terre: par conséquent un point de son équateur a une vitesse 4 ^ ^ fois plus grande que sur la ten<?; cependant on n'a aperçu aucun aplatissement de ce corps central.
(l) Ephémérides de Berlin, pour i8oa.
{jf) ïhilos> TranS'jfor ihe jear 1806. Fart II.
LIVEE lîl, C II A P. XI. îiSc,