CHAPITRE ï L
Les diffèrens Mois,
§. 186. J~ie lems que la lune emploie k faire tine vêvoluiion enliëre, DU qui la ramène à la même position, est nommé Mois: il y a donc autant de diffèrens mois, qu'il y a de méthodes pour déterminer la position de la lune. Le vrai point de vue, duqjael il faut déterminer sa position, ou autour duquel se comptent ses révolutions, est la terre, le corps central de son orbite j mais on peut rapporter son mouvement géocentrique à difïérens points du ciel, et si ces points sont immobiles, il en résulte seulement ïine différence relativement au commencement et à la fin de chaque mois^ et aucune pour la durée; mais s'ils ont des mouvemens diffèrens, il en résul= tera des mois de durées différentes, ainsi qu'on l'a vu à i'egard de l'année solaire.
Le seul véritable mois est îe iems que îa îune emploie à décrire un migle de 36o° autour de la terre, €u qui la ramène à la même position relativement aux points fixes du ciel. Le vrai mois est donc le tems qui ramèrre la lune à la même situation parmi les étoiles fixes, ou le mois sidéraL Mais la position de Forbîte de la lune étant sujette à des variations considérables, il en résulte, que la lune, à chaque révolution, approche plus ou moins de îa même étoile, de sorte qu^elie ne revient pas à la même situation relativement aux étoiles. Pour fixer les idées, on réduit le lieu de la lune à l'écliptique, et l'on appelle mois sidéral ïinteri^aUe entre deux conjonctions consécutives de îa lune avec la même étoile fixe.
Dans un m<jis sidéral, la lune parcourt plus de 'è^o'* de longitude, parceque les points équinoxiaux ont rétrogradé. Le tems dans lequel la Ion-
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gitude de la. lune augmente de 360**;, ou ce qui revient au même, une résolution par rapport aux points équihoxiaux est le mois périodique: iî est plus court que le mois sidéral, du tems que la lune emploie à- décrire l'arc que les points équinoxiaux ont parcouru dans un mois périodique.
Dans le courant d'un mois, la lune, après s'être éloignée du soleitl âe i8o*, s*en rapproche jusqu'à venir en conjonction: elle s'est donc éloignée du soleil de 36o*, suivant la même direction d'occident à l'orient, ou elle a fait une révolution entière relativement, au soleil. îîne pareille révolution».. Je tems écoulé dhme conjonction de la lune avec le soleil, ou d^une opposition à; Vautre,, est appelé mois, synodique, nxoh lunaire,, ou lunai&on: il est. aisé def:oir, qu'il est plus long que le mois sidéral, du tems que la lune emploie à parcourir un arc qui est, égal, au-mouvement propre, du soleil pendant un mois syriodique.
Si. la ligne des apsides de la lune était immobile,, son anomalie croîtrait de 36o° dans un mois sidéral.. Mais, cette ligne ayant un mouvemeat direct très-rapide,, lai révolution qui ramène la lune aux apsides, sera d'autant plus longue que le mois sidéral» On appelle mois anomalistique le tems d'un apogée ou périgée à l'autre, dans lequel l'anomalie de la lune augmente de 36o®,
IL en est de même d^ la ligne des noeuds,, qui a un inouvement rétrograde: la ré^'olution de la lune par rapport aux noeuds, qui est appelée mois draconitique (^), est d'autant plus court que le moiS' sidéral.
Ce qu'on cherche ici,, est la durée moyenne des mois , ou la- période-' dans laquelle le lieu moyen de la lune change de 36o*. Les dénominations que Ptolémée donne aux mois, sont; pour le mois synodique, mensis, jà^v^. «u revolutio elongationis , àlto'^S^ le mois périodique, revolutio sive resiitutho longitudinis, âTîCKCcrât^cctJts ou TTS^iàçoiAt} t5 ja^kcoç', le mois anomalisiiquej. restitutio înœqualitatis , àvûùpieùKlots; le mois draconitique, restitutio latitudinis^ .
§. 187. Le mois synodique est le plus important pour les hommes en général j et sa période, ainsi que ses subdivisions, se disiiiiguent par les
(ij On appelle le noeud ascendant de la lune, Ç^, la tê^e du Dragon; et ïe nacud. descendant,,