LIVRE IV, C H A P. VIII
lunaire , qui coïncide constamment avec le noeud descendanL de Soi iiiie. Soit {lig- 62.) E le pôle de rëctiptique YB, P le pôle de réquateur lunaire CA, N son noeud ascendant, PC le premier méridien, et M une tache: connaissant GN, on trouvera la longitude sélénocentiïque CA. Dans le triangle PEM on connaît PE = v, EMz=zQO° — b, PE M r:z 2 = / — 90^-- Q — oj
. , ., • . TTiT^n/r 1 TVT * îg; & sin V cos y — v lane; &
(S. 210.), d'où l'on tire cot E PM=:tang N A :zz -î- — — ^
-4- tang (/ — Q), et C A =1: CN -|- N A. On a vu précédemment i§. 219.), cominent se trouve la latitude séiénocentrique AM m 90® — x. C'est de cette manière qu'on a construit des catalogues des taches de la lune, suivant leur* longitudes et latitudes ( ^ ).
La position des taches par rapport à l'équateur lunaire étant invariable, leur situation apparente dans le disque lunaire dépendra de celle de Téquateur qui, suivant les lois de la projection, paraît comme une ellipse, dont la grandeur et la situation seront déterminées à l'aide des formules (§. i58,), oiî il faut substituer l'inclinaison de réquateur lunaire au lieu de v, son noeud ascendant ou le noeud descendant de l'orbite t5 û<u lieu de Q, la longitude et la latitude de la lune au lieu de ^ et de p. On aura donc le petit axe de l'équateur elliptique par rapport au ^grand axe^ ou le petit axe en parties ■idu rayon de la lunej,
(i) . o . , sin cp zz: V cos p sin (C — £3) — sîn (3. 'Or sin (£ — t3) = — sin (C — Ç2), et y :=i 89' ou io3': ie petit axe sera donc
X sin [3 4- 89'.cos 3 sin(C — Q)zi: sin ,p -j- 89'sin (C ~ Q))« L'angle \p, ou l'inclinaison du petit axe au cercle de latitude vers l'orient, est ■donné par Féquaiion IL ^
taag \]j:=rAgv cos (C — Q), on W = 89'. cos (C ~ Q).
§. 22 ï. Les recherches sur la nature des parties lumineuses et opaques de la lune, appartiennent plutôt à la physique qnà l'astronomie, et paraissent être inutiles, parcequ'il est aisé de prévoir., qu'il n'en résultera rien de certain. Il n'est pas digne du philosophe, de prendre la terre qu'il habite, pour modèle de la formation des autres corps célestes, et d'iinaginer que nôtre continent, nos isles, et nos niers , se retrouvent dans les taches blanches et
(l) Voy. les Tables astron. pull, par l'^ced. roj. dts Se. de Efrlin, Tom. I. pa^. I7.
noires de la lune. La nature est trop riclie, pour quUl nous sait permis de supposer une analogie parfaite entre ses dilFérens ouvrages ^ et il est probable que chaque corps céleste a des beautés particulières, dont nous ne pouvons avoir aucune idée, ainsi qu'un aveugle né ne peut se faire une idée des cguleurs, ou ainsi que l'homme qui n*a que cinq sens, ne peut imaginer les organes dont la nature a doué les habitans des autres planètes, pour leur faire sentir les objets dont ils sont environnés.
Les observations des éclipses solaires et des occultations des -étoiles semblent prouver, que la lune est environnée d'un fluide transparent qui détourne la lumière de sa route droite: mais celie atmosphère réfractive doit être fort différente de la nôtre. L'action du soleil résoud en vapeurs la plupart des corps: les exhalaisons des corps à la surface de la lune monteraient donc en l'air, et formeraient dans l'atmosphère des nuages qui couvriraient parfois une partie de la lune. Mais on n'aperçoit la moindre variation, ni dans l'éclat de la lune , ni dans l'état de son atmosphère. La lune n'a donc pas cet air dense, auquel nous devons la chaleur, la pluie, et toutes les sources de la vie animale et végétale^ l'invariabilité de ses taches semble même indiquer, que sa surface est d'une dureté impénétrable. En un mot, la lune paraît être un corps dur, froid, et inhabitable pour des êtres, semblables aux animaux de la terre; une planète qui n'est pas encore parvenue à sa maturité, préparée peut-être par de fréquentes éruptions volcaniques, ou qui, après avoir rempli sa destinée , se trouve actuellement dans un état de dépérissement.
Si la lune est environnée d'une atmosphère réfractive, le coïRmencement d'une occultation du soleil ou d'une étoile par la lune sera retardé, et la fin sera accélérée du double de la réfraction horizontale, parceque le dernier et le premier rayon de lumière, en traversant l'atmosphère lunaire, décrira une courbe, concave du côté de la lune, et pliée deux fois par la réfraction. Or les observations les plus exactes ont prouvé , que cette influence est insensible, et que la réfraction horizontale sur la lune, s'il y en aune, est moindre que 2", et par conséquent mille fois plus petite que celle de l'atmosphère terrestre. L'air de la lune devrait donc être mille fois