‹ Traité d'astronomie théoriqueChapitre 176 sur 268 · LIVRE IV, C H A P. Vin · texte numérisé non relu

LIVRE IV, C H A P. Vin

plus rare que le nôîve, et par cunai.jur.iit plus rare que le mcuum dans nos mejUeures machines pneumatiques, dans lequel aucun animal ne gcat vivre.

Cependant les observations de Schrbter, qu'îl a publiées dans ses Fragmens Sélénotopographiques^ paraissent indiquer, qi.e le tems qu'il fait sur^ ee satellite, n'est pas tout-à-fait invariable, et qu'il y a même une espèce de régétation. Mais les variations que cet astronome a observées, sont inconsidérables, et il convient que la lune n'a ni mers ni rivières, parcequ'on reconnaît distinctement des élévations et des cavités dans les taches noires qu'on avait prises pour àes mers. •

Ce qu'il y a de plus certain, c'est que ïa lune est couverte de- mo;ztagnes très hautes, et de rochers, ou de masses d'une matière inconnue, dure et brillante. Plusieurs parmi les points les plus briilans, étant situés dans le segment non-éclairé de la lune, se distinguent de la partie obscure qui les environnne, par leur lumière j mais comme ils finissent pa^r disparaître à une plus grande distance de la ligne de lumière, on voit que ce n'est pas une lumière propre, mais que ces taches sont illuminées par le soleil plus longtems que tes parties voisines j ainsi que les sommets des montagnes de la terre sont dorés par la lumière du soleil longtems avant son lever et après son coucher, pendant que le pays voisin est à l'ombre. Il paraît donc être hors de doute, que ce sont des montagnes, dont la hauteur pourra être déterminée par le procédé suivant. Soit (tig- 63.) L le "centre, A G le côté obscur de la lune, CB une montagne, et AB le dernier rayon du soleil qui vient de raser la lune en A, la ligne de lumière passant par A. Ayant donc mesuré la plus grande distance AB de la ligne de lumière, à laquelle le point lumineux B disparaît, soit AL = f, AB:zi/j,f: on aura LBzzif y(i -|- H-^)j et la hauteur de la montagne GBiz:^ {^(i -j-f^^) — i):^ — f. Suivant les observations de Hévelke, la plus grande valeur de /a est — ^

ce qui donne la hauteur zz. — - du demi-diamètre de la lune, ou — - suivant Schroter. Les plus hautes montagnes de la terre ne s'élèvent pas à une lieu© et demie, ou à — ■ — du rayon terrestre: en conséquence, il y a sur la lune des montagnes, qui sont, à proportion des deux planètes, presque cinq fois

plus hautes que celles de la ierve^ el leur hauteur absolue serait presque deux lieues.

Schroter a vu une foule de cavîiës dans la lune, dont quelques unes ont une lieue et demie de pvofondeur, et six lieues de diamètre. Elles sont ejivironnées de remparts ou de montagnes , dont la masse les rem*^lirait exactement: il est donc probable, que toutes ces élévations de la lune ont été produites par des éruptions volcaniques, qui se font peut-être encore. M. Herschel croit en avoir vu. Au tems de la nouvelle lune , il aperçut au milieu de la lune obscure, trois points lumineux, qui ressemblaient à des cliarbons ardens et couverts d'un peu de cendre , et > dont l'un aA^ait une lieue de diamètre. Leur lumière dura plusieurs joui-s, en éprouvant des variations qui ne dépendaient nullement de l'accroissement de la lune, et au bout de ce tems elle s'éteignit tout- à -fait (Voy. ^hiios. Transact. VoL LXXVJL Pai't. I. pag. 229.).

uumMUjmn^uÊmim

Page 1