LIVRE VÏÎI, C H A P. m
tlif^orie elliptique, donnent le résulîat remarquable, que la comMe fait une révokuion autour du soleil en cinq ans et demi. Il est donc bien étonnant, que cette comète qui, tous les cinq ou six ans, devrait être très-près de la terre, n'ait jamais reparu. Pour résoudre cette énigme, il se présente plusieurs rétlexions. i) La révolution de la comète étant peu diiTérente de celle de Cérès et Pallas, on pourrait croire qu'on a pris une de ces planètes pourla comète; ou plutôt, son mouvement étant beaucoup plus excentrique que celui de ces planètes, on pourrait la regarder comme un de ces fragment <lout quatre ont conservé le mouvement planétaire (§. 17B.). 2) Comme la parabole €st la limite entre les ellipses et les hyperboles, l'oibite peut avoir été hyperbolique; cependant les recherches de M. Burkhardt ont fait voir, que les observations sont parfaitement d'accord avec l'ellipse. 3) Lexell s'est servi de la seconde méthode (§. 354-) qui est peu sure, quand l'inclinaison est aussi petite que celle de la comète, 1^34'': car il est aisé de voir, qu'une, petite erreur commise sur les latitudes peut produire une erreur grave sur les longitudes (*). Dans un pareil cas il faut employer la première méthode i§. 353.); et c'est ce que M. Burckhardt a fait, qui a pourtant trouvé le même résultat.
La véritable cause qui a empêché la comète de reparaître, est apparemment l'attraction de Jupiter, dont la comète éfalt sî peu éloignée dans son aphélie, qu'elle traversa les orbites de ses satellites. M. Burckhardt, ayant calculé les etïets des perturbations de Jupiter sur la comète, a trouvé que le grand axe de son orbite doit avoir été considérablement augmenté, ensorte que la comète sera toujours trop loin de la terre pour être visible, à moins que, dans une autre révolution, elle n'éprouve des perturbations d'un effet contraire.
Les lettres cosmologiques de Lambert, roulant principalement sur les comètes, renferment des idées aussi sublimes que réfléchies,, dont plusieurs ont été confirmées par des découvertes et des observations postérieures. Je vais terminer ce second Tome par des réflexions générales sur l'arrangement du système solaire, ou sur la disposition des comètes et des planètes.
(ï) Voici ce qu'en dît Euler dans sa TJieoria motiuiin Planet, etX^oin. pa^. 140/^^ Si inclinatià ,, plane evaBosceret, tuin hinc nihil prorsus concludi posset: ex quo facile colligiîur,. 5U0 jni- ,,îior sit orbii-ae inclinatio, eo minus tuto hanc mélhodum adhiberi posse".