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CHAPITRE IV

Réflexions générales sur la construction du système solairel

§. 362. wn des plus pulssans instîncîs de nôtre ame, et qui est un, Vrai besoin même pour l'homme le moins cultivé, c'est de généraliser nos idées. C'est à cette simple opération qu'on doit toutes les découvertes et toutes les sciences. Elle est une espèce à'mduciion qui, pour être complète, exigerait des expériences sans nombre,- mais l'esprit de l'abstraction devance la marche lente de l'induction, et va au devant des observations par des raisonnemens fondés sur ïanalogie. Il est impossible de déterminer le nombre des faits qui sont nécessaires pour justifier l'analogie dans chaque cas parti* culier: il faut un tact fin et exercé, pour saisir le vrai moirtenl. Il n'y a peut-être aucune science, dans laquelle les raisonnemens analogiques soient plus nécessaires, et où ♦ils aient été employés avec plus de précaution et de succès, que dans Tastronomie, dont le but est de développer le plan d'un édifice immense dont on ne connaît qu'une très-petite partie. Sans le secours de ces raisonnemens, nous ne pourrions seulement nous faire une idée du coin que nous appelons le noire, c'est-à-dire du système solaire. Après avoir examiné tous les faits isolés qui o^il été découv^erts par les observations de vingt siècles, il est permis de faire la somme du calcul, et de demander, quel est l'arrangement, non de l'univers-, mais de nôtre système -solaire, qui a ia plus grande probabilité d'après les observations et les règles de l'analogie.

Le premier objet qui mérite notre attention, est le nombre des corps qui composent le système solaire, ou plutôt celui des coiirètes, qui sont beaucoup plus nombreuses que les planètes. Pour juger du nombre de toutes les comètes par celles ^ui ont été observées, ii faut d'abord déterminer,

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