‹ Traité d'astronomie théoriqueChapitre 262 sur 268 · LIVRE Vîlî, C H A P. ÎV · texte numérisé non relu

LIVRE Vîlî, C H A P. ÎV

par îa fiature des choses et par rexpérience, les circonstances qui peuvent

toniribuer à rendre une comète plus ou moins visible. Dans l'espace de mille

ans, depuis 807 jusqu'à 1816, on a observé et calculé 120 orbites de comètes^

de ce nombre il n'y a que dix ou la douzième partie, qui appartiennent à

la première moitié de cet espvice; on a observé 3 comètes dans le sixième

siècle de cet espace, autant dans le septième, 12 dans le huitième, 22 dans

le neuvième, et plus de 70 dans le dernier siècle. La rapidité avec laquelle

le nombre des comètes augmente, est frappante, et il est aisé de voir que

eela ne peut venir que de l'attention avec laquelle on cherche actuellement

les comètes, et de l'usage des télescopes avec lesquels on les trouve à des

distances où elles sont invisibles à la vue simple. Dans les siècles passés on

ne s'occupa que des comètes qui se distinguaient par leur grosseur, ou par

des queues d'un grand éclat. Mais actuellement il se passe rarement une

année, dans laquelle on ne découvre une ou plusieurs comètes. Il faut

encore observer, que le nombre de 120 ne renferme que les comètes dont

les orbites ont éié calculées, et qu'il y a apparemment beaucoup de comètes

qui ne sont pas parvenues à leurs périhélies dans cet espace, parce que leur

révolution dure plusieurs milliers d'années, Le moyen le plus sûr sera donc

de se borner aux comètes qui se sont assés approchées du soleil, pour devoir

être vues de la terre.

H est aisé de voir, que îe seul élément dont îa visibilité dépend généralement parlant, est la distance périhélie. Sous ce rapport, la comparaison des 85 dernières comètes donne le résultat suivant. Parmi ces 85 comètes il y en a i4 doni le périhélie est plus près du soleil que Mercure, 29 dont le périhélie est entre les orbites de Mercure et de Vénus, 22 entre Vénus et la terre, i5 entre la terre et M^rs, et 5 entre Mars et Jupiter,- ensorte qu'il y a 65 périhélies entre le soleil et la terre, ce qui fait à peu près 1 de îa totalité. On peut donc supposer en général que , pour eîre vues de la terre, les comètes doivent s'approcher du soleil plus que Mars, et que le maximum de la visibilité a lieu dans la région de Vénus. On verra cela plus clairement, en exprimant les distances périhélies par le rayon de forbite de la terre: alors on trouvera 2 comètes dont la distance périhélie est entre 0 et 0, ij

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2 entre o, i et 0,0.; 5 entre 0,2 et o,3; 5 entre o^3 et 0,4;

5 entre 0,4 et o,5;- ii entre o, 5 et 0,6; 11 entre 0,6 et o^-j- .10 entre 0,7 et 0,8^ 7 entre 0,8 et 0.9 ^ 7 entre 0,9 et i,oj

9 entre 1,0 et 1,1; 2 entre 1,1 et 1,25 2 entre 1,2 et i,3;

I entre 1,4 et ij5; 4 entre i,5 et 1,6; ce qui est la distance de Mars)

I à la distance 2,25 et i à la distance 4« Il y a donc plus que la moitié des périhélies qui tombent entre o,4eto,95 il y a un tiers entre 0,5 et 0,75 et la distance 0,6 est la plus riche en comètes visibles. Il est clair qu'en général, plus les comètes approchent du soleil et de la terre, et plus ib sera facile de les voir, parceque leur lumière et leur grosseur augmente à proportion de cette proximité. Mais il est aussi aisé de voir, que la visibilité, dépendant de deux élémens, les distances du soleil et de la terre, doit avoir un maximum qui aura lieu à peu près à égale distance du soleil et de la terre, ainsi que les observations précédentes font prouvé.

§. "à&i. En prenant pour base les 1 4 comètes observées, dont les périhélies sont phis près du soleil que Vjercuie, on doit d'abord en déduire le nombre total des comètes qui probablement ont leurs périhélies dans l'orbite de Mercure. Pour qu'une comète soit visible, il faut que ces conditions soi- .ent remplies: i) elle doit paraître de nuit, c'est-à-dire le périhélie doit être assés loin de sa conjonction avec le soleil; 1) les nuits doivent être sereines| 3) la comète doit êti-e assés loin du pôle austral, pour s'élever considérablettient sur l'horison des lieux septentrionaux où l'on fait des observations. La première condition dépend de la situation de la terre, ou d'e la saison, et de la position du périhélie, la seconde dépend du tems qu'il fait, et la troisième de la position de l'orbite relativement à l'écliptique ou à i'équateur. Gomtae,les jours avec les crépuscules font plus que la moitié de l'année, et que les nuits entièrement claires sont rares , il faut doubler le nombre observé à cause de la première et de la seconJe condition, et par conséquent multiplier par 4- Ce produit devrait être encore doublé à cause de la troisième feondition et de ce qui a été dit plus haut (§. 362,). En multipliant dooe «4 par 3? on aura 100 périhélies en dedans de l'orbite de Mercure,

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