‹ Traité d'astronomie théoriqueChapitre 265 sur 268 · LIVRE VIII, C H A P. IV. 56i · texte numérisé non relu

LIVRE VIII, C H A P. IV. 56i

Sont la résistance leur fit perdre de plus en plus leur mouvement , ensorte que ces corps devaient finir par se précipiter dans le soleil. Le même sort attendait ceux des corps de la classe IL 2» qui se trouvaient, pendant cette catastrophe, auprès de leurs périhélies, et par conséquent dans l'atmosphère solaire. Les autres corps de cette classe, qui se trouvaient auprès de leurs aphélies, furent sauvés,, et ceux qui n^arrivèrent au périhélie que lorsque

l'atmosplière solaire s'était déjà resserrée, continuaient leur mouvement aussi librement que les corps de la classe I. De tous ceux qui sont sortis de cette catastrophe., ce sont les seules qui puissent nous paraître de tems en. tems dans leurs ellipses alongëes 5 et leurs orbites, n'étant modifiées ou dérangées par aucune cause physique, doivent avoir toutes les positions et directions possibles. Il s'en suit qu'il ne doit présentement exister que les comètes placées au-delà de Tatmosphère solaire. Leurs excentricités offrent apparemment toutes les nuances possibles 5 mais comme nous ne pouvon? voir que ^celles qui approchent assés près du soleil, les orbites que nous observons., doivent nécessairement être très-alongées. Ainsi le phénomène 5) est entièrement expliqué.

L'atmosphère solaire devait prendre, en peu de tems, le Tnlrme mouvement de rotation que celui du soleil , à cause du frottement des différentes^ couches, les unes contre les autres et contre la surface du soleil. Mais lorsque , par une cause quelconque , l'atmosphèr^e vint à se resserrer , les couches, s'étant approchées du centre, devaient prendre, en vertu de la troisième loi de Kepler, un mouvement de rotation d'autant plus rapitle, qu'elles étaient plus près dii soleil: les couches inféxùeures se séparèrent donc des supérieures dont le mouvement était plus lent. Les couches supérieures dans l'équateur solaires furent retenues , parceque la force centrifuge balançait la pesanteur; mais la force centrifuge des couches hors de l'équateur étant trop faible pour résister à la pesanteur, elles se réunissaient à l'atmosphère du soleil, qui se condensait de plus en plus. Chaque nouveau degré de condensation produisit une séparation semblable, d'où il résulta de nouvelles zones cquatoriales. Ces zones ont du, par leur refroidissement, se

réunir en plusieurs globes, et quand l'un oa plusieurs d'eux on été assés puissans pour attirer tous les autres, leur réunion a formé une -ou plusieurs - planètes à la même distance du soleil. De cette manière les phénomènes i) et 4) sont expliqués, ai;isi que les quatre nouvelles planètes.

Puisque chaque zone a le même mouvement de rotation dans toute son étendue, il est visible que la vitesse réelle des parties supérieures était originairement plus grande que celle des parties inférieures ; par conséquent, les globes produits par leur agrégation, ont du tourner sur eux-mêmes, dans le sens de leurs mouvemens de révolution: ce qui explique le phénomène 3)r

Il est aisé de voir que les satellites peuvent avoir été formés d'une manière semblable, par les atmosphères dont les planètes étaient entourées, ainsi que le soleil dans son état primitif, et qu'elles ont dû prendre un mouvement de roCation dans le sens du mouvement de iranslalîon: ce qui explique le phénomène 2),

Parmi les zones qui se sont formées successivement par la condensation de Fatmosphère d'une planète, il peut y en avoir eu une dont la distance à 1-a planète était telle, qu'un satellite à la même distanse ferait, suivant la troisième loi de Kapler, une révolution autour de la planète , ù&ns le même terns^ que la planète emploie à tourner sur elie-même. Or la zone ayant le même mouvement de rotation au moment de sa séparation de la planète, le mouvem.ent de toutes ses parties était en ée|uilihre, et la force centrifuge balançait la pesanteur: cette zone pouvait donc librement continuer sa rotation , et forma ainsi un. anneau qui se maintient par son équilibre. La rotation de cet anneau doit être la même que celle de la planète au moment de leur séparation, et par conséquent i)n peu plus lente que sa rotation actuelle qu'elle a prise après son dernier resserrement. Il en résulte pour la distance de l'anneau de Saturne, une rotation de 10 heures 24 min. ce qui est exactement conforme aux observations (§. 166.), Dans les couches, moins éloignées de la planète que l'anneau, la force centrifuge n'était pa® assés forte pour balancer la pesanteur; ces couche* §e condensaient don©

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