‹ Traité d'astronomie théorique (volume 2)Chapitre 133 sur 291 · LIVRE III, C H A P. IX. a3g · texte numérisé non relu

LIVRE III, C H A P. IX. a3g

a vu la même cliose dans Saturne; et les changemens rapide* de ces zones • polaires, ainsi que des bandes équatoriales, paraissent prouver que Saturne, ainsi que son anneau, a une Atmosphère considérable (’). Les nuages que^ Schroter croit avoir observées dans Mars, et auxquels il attribue une vitesse' de 20 pieds par seconde, prouvent que cette planète a une atmo' sphère, semblable à la notre.

$. i56. Il est h présumer, que les planètes sont entourées d’une atmosphère, comme la terre; et l’on a vu (g. i55.), que leà observations pa-' raissent le mettre hors de doute. Telles sont les changemens brusques de* taches, semblables è des nuages; l’altération de la lumière et de la Sgure des étoiles, quand elles sont si près d’une planète, que leur lumière, en traversant son atmosphère, éprouve une réfraction; les phénomènes que présentent les éclipses des satellites de Jupiter; et le crépuscule qu’on a observé sur le disque de Vénus.

L’atmosphère du soleil donne l'explication la plus vraisemblable d'un autre phénomène remarquable, connu sous le nom de la lumière zodiacale, Cest une blandieur, semblable è la voie lactée, que l'on aperçoit, principalement au commencement du printems après le crépuscule du soir, , et en snitomne avant le crépuscule du matin, en forme de fuseau, ou d’un triangle très-allongé, incliné è l’horison suivant la direction dè l’équateur solaire, dont la base est vers le soleil, et qui s'étend parfois è 100° du soleil. On suppose avec beaucoup de probabilité, que ce n’est antre chose que l'atmosphère lumineuse du soleil, qui, par la rotation de cet astre, s'est accumulée autour de son équateur. Conformément à cette hypothèse, il parait ,que In lumière zodiacale, ou plutôt sa commune section avec le plan de l’équateuc solaire, n’est pas un cercle concentrique au soleil, iSais'nne courbe allongée, peul.^tre une ellipse, ayant un foyer dans le soleil, et dont le périhélie est au dedans, l’aphélie hors de l’orbe de là terre. La distance de son sommet an soleil parait quelquefois de 160°, quelquefois de moins de 5o°. En imaginant donc un triangle, formé par le soleil, la terre, et le sommet

34û astronomie rationnelle

de la lumilïrè cotnacale, le demi-diamèlre de cette lumière sera, dans le premier cas, opposé à l’angle obtus de loo*, il sera donc plus grand que fès autres côtés, dont l’un est le rayon de l’orbe terrestre. Or comme le tnémé demi-diamètre ne paraît que de So*, dans d'autres saisons, il faut en conclure, ou qoe la lumière eodiacale est de forme allongée, ou qu'elle est suietle à des révolutions extraordinaires qui dépendent des saisons, ce qui est difficile à concevoir. D'ailleurs, si la lumière zodiacale était circulaire, la terre serait envelojlpeé de cette atmosphère, lorsqu’elle a un demi- diamètre de 100*, et nous ne la verrions pas en forme terminée, mais elle remplirait le ciel entrer, comme notre atmosphère. La forme elliptique de la lu-, mière zodiacale tiervira en même tems à expliquer, pourquoi nous ne la voyons pas en été. Dans le printems et l'automne, la terre passe par le petit axe de l'almosplière solaire; noiiy sommes donc hors d’elle, et la voyons suivant le grand axe qui parait sous un angle de loo*. Ce diamètre apparent diminue, à mesure que la terre s'éloigne du petit axe, ij, deviendiu donc insensible vers l'éte, à cause des crépuscules; au coeur de l’été et de l’hiver, la terre étant dans le ginnd axe, et au dedans de l’atmosphère so-, kire, elle rUsparaitra lotit à fait. Il faut cependant convenir, qu'il est diffi-

elle è concevoir, soit la forme lenticulaire et elliptique de l’atmosphère solaire,

> * •oit son étendue au delà de forhile de la terre, qui est même contredite par

les principes de 'mécanique: il parait doue que la véritable cause de la lumière zodiacale n’est pas encore entièrement connue.

iSy. Un des phénomènes 1^. plus extraordinaires dans notre' système planétaire, est l’anneau de < Saturne. Les premiers téiéscopes imparkilt firent voir Saturne en difl'érenles furnies. Tantôt celte planète paraissait, comme toutes les •antres^ parfaitement ronde, \^MonospJia-ncvm de llévélius); tantôt elle^ paraissait composée de trois globules sur la même droile^(7n’sphan'oom)f tantôt elle seniblail avoir des anses des deux côtés {Sp/tarricodnsalum). Les téiéscopes plus parfaits on fait voir, que tous ces dilTérens aspects ne sont aulrei chose qu'un «n/ieou qui entoure Saturne à une certaine distane» en cercle concentrique, et qui présente à l’observateur sur la terre CCS différentes tormes, suivant w situatioD. Il nous piéaente ordioairement

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