‹ Traité d'astronomie théorique (volume 2)Chapitre 189 sur 291 · LIVRE IV, C H A P. VIII · texte numérisé non relu

LIVRE IV, C H A P. VIII

lunaire, qui coïncide conalammenl arec le noeud desccnlanl de l’orliile. Soit {lig. 6a.) E le pôle de Fécliptique VB, P le pôle de rëi|iia(eur lunaire CA, N «on noeud etceadant, PC le premier méridien, et M une tache: connaitiant CN, on tronrera la longitude sélénocenirique CA. Dana le triangle P E M on connaît P E = y , E M == 90® — 1/ , PE M = / — 90“’ — Q — ut

V 11 . It .• , t:- n X . ivi • ni "in y eul» — y lanf i

(S. aiQ.), dou I on tire col EPM=tangN A =: — — - — ^

»iM a *6 Z —

-4- tang Q), et CA = CN-4~^iA. On a ru précédemment >$.>19.), cura* ment «e troure la latitude «élénocentrique A M = 90* — x. C’est de celle manière qu’on a conairuit des cataloguei des taches de la lune, suivant leurs longitudes et latitudes ( ' ).

La position des tadies par rapport h l’équateur lunaire étant invariable, leur situation apparente dans le disque lunaire dépendra de celle de l'équa* leur qui, suirant les lois de la projection, paraît comme une ellipse^ dont la grandeur et la situation seront déterminées à l’aide des formules i58.), oè il faut substituer l’inclinaison de l’équateur lunaire au lieu de y, son noeud ascendant ou le noeud descendant de l’orbite Q au lieu de Q, 1a longitude et la latitude do la lune au lieu de et de p. On aura donc le petit axe de l’équateur elliptique par rapport au grand axe, ou le petit axe 'en parties .du ra>on de la lune, '

(i) .. . . sin $ = y cos p sin (C — 13) — p.

Or «in (C — Î3)= — sin (C — iî), et y = 89' ou io3': le petit axe sera donc sin P 4- 89'. cos P sin (C — Q)~ «in :p -|- 89' sin (C — Q)).

L’angle \(/, ou l'iuclinaisun du petit ;:xe au cercle de latitude vers l’oricnf, est donné par l’équation 1 1.

tang 'I' = tg y cos (C — Q), pu y = 89'. cos (C —

$. aai. Les recherches sur la nature des parties lumineuses et opaques de la lune, appartiennent plutôt à la physique qu'à l'astronomie, et paraissent être inutiles, parcequ’il est aisé de prévoir, qu’il n’en résultera rien de cer* tain. 11 n’est pas digne du philosophe, de prendre la terre qu’il habite, pour modèle de la formatiun des autres corps célestes, et d’imaginer que nôtre continent, nos isles, et nos mers, se retrouvent dans les taches blanches et

(l) Vov. loft astren. pyht, ptr VMcmd, rx/jr» fUt Sc. éê Totn» l. pag. Ig.

364 astronomie RATIONNELLE

noires de la lune. La nature est trop riclie, pour qu’il nous soit peruils do supposer une analogie parfaite entre ses diiTérens ouvrages; et il est probable que chaque corps céleste a des beautés particulières, dont nous ne pouvons avoir aucune idée, ainsi qu’un aveugle né ne peut se faire une idée des couleurs, ou ainsi que l’honsme qui n'a que cinq sens, ne peut imaginer les org.ancs dont la nature a doué les habitans des autres planètes, pour leur faire sentir les objets- dont ils sont environnés.

Les observations des éclipses solaires et des occultations des étoiles semblent prouver, que la lune est environnée d'un fluide transparent qui détourne la lumière de sa route droite; niais cette oinwsphère réfractive doit être fort différente de la nôtre. L’action du soleil résoud en vapeurs la plupart des corps; les exhalaisons des corps à la surface de la lune monteraient donc en l'air, et formeraient d ns l’atmosphère des nuages qui couvriraient parfois une partie de la lune. Mais on n’aperçoit la moindre variation, ni dans l'éclat de la lune, ni dans l'état de son atmosphère. La lune n'a donc pas cet air dense, auquel nous devons la chaleur, la pluie, et toutes les sources de la vie animale et végétale; l’invariabilité de ses taches semble même

indiquer, que sa surface est d'une dureté impénétrable. En un mot, la lune

parait être un corps dur, froid, et inhabitable pour des êtres, semblables aux animaux de la terre; une planète qui n'est pas encore parvenue à sa maturité, préparée' peut-être par de fréquentes éruptions volcaniques, ou qui, après avoir rempli sa destinée, se trouve actuellement dans un état de dépérissement.

Si la lune est environnée d'une atmosphère réfractive, le commencement d’une occultation du soleil .ou d'une étoile par la lune sera retardé,

et la fin sera accélérée du double de la réfraction borixonlale, pareeque le

dernier et le premier rayon de lumière, en traversant l’atmosphère lunaire, décrira une courbe, concave du côté de la lune, et pliée deux fois par la réfraction. Or les observations les plus exactes ont prouvé, que cette influence est insensible, et que la réfraction horizontale sur la lune, s’il j’ en aune, est moindre que a", et par conséquent mille fois plus petite que celle de l’atmosphère terrestre. L’air de la lune devrait donc être mille fois

Page 1