CHAPITRE IV
Réflexions générales sur la construction du système solaire '.
$. 36a. U*!! des plus ptiissans inslincis de néire aoie, et qui est un ▼rai besoin même pour Thurame le moins cultivé, c'est de généraliser nos idées. C’est & celle simple opération qu’on doit toutes les découvertes et toutes les sciences. Elle est une espèce à'intiudion qui, pour être complète, exigerait des expériences sans nombre; mais l'esprit de l'abstraction devance la marche lente de l’induction, et va au devant des observations par des ' raisonnemens iondés sur l'tmulogie. Il est impossible de déterminer le nombre des faits qui sont nécessaires pour justifier l’analogie dans chaque cas pcrti< culier: il faut un tact fin et exercé, pour saisir le vrai moment. Il n'jr • peut-être aucune science, dans laquelle les raisonnemens analogiques soient plus nécessaires, et où ils aient été employés avec plus de précaution et de succès, que dans l'astronomie, dont le but est de développer le plan d’un édifice immense dont on ne connaît qu'une très-petite partie. Sans le secourt de ces raisonnement, nous ne pourrions seulement nous faire une idée du coin que nous appelons le nôtre, c'est-à-dire du système solaire. Après avoir examiné tous les faits isolés qui ont été découverts par les observations de vingt siècles, il est permit de faire la somme du calcul, et de demander, quel est l’arrangement, non de l’univers, mais de nôtre système solaire, qui a la plus grande probabilité d’après les observations et les règles de l'analogie.
Le premier objet qui mérite notre attention, est le nombre des corps qui composent le système solaire, ou plutôt celui des comètes, qui sont beaucoup plus nombreuses que les planètes, i’our juger du nombre de toutes les comètes par celles qui ont été observées, il faut d’abord déterminer.